Gulshaman, sage-femme de 43 ans, dispense des soins postnatals et procure gratuitement des médicaments à Fatemah, 19 ans, dont la fille, Yasmin, est née la veille, le 27 juillet 2025, à son domicile de Waras, une vallée reculée du Shahristan, un district de Daikundi – une province difficile d’accès, parmi les plus pauvres d’Afghanistan. — © Elise Blanchard
Des jeunes filles réalisent des selfies devant les œuvres de Reza Benafsh. L’artiste enseigne le dessin dans son atelier depuis dix ans, mais le nombre de ses élèves a doublé depuis l’interdiction pour les filles d’étudier. Située à Dasht-e-Barchi, quartier hazara de Kaboul, la galerie bénéficie d’une relative tranquillité, les talibans sunnites ne s’y rendant que rarement. Kaboul, le 3 avril 2025. — © Sandra Calligaro/ITEM/Saif Images
Nazanin serre son ours en peluche. Une larme coule sur sa joue. Ses parents l’ont fiancée à un homme qu’elle n’aime pas, installé en Nouvelle-Zélande. Elle est terrifiée à l’idée de quitter son foyer et de se retrouver à la merci de sa belle-famille. Dans un murmure, elle me glisse qu’elle ne veut pas avoir la même vie que sa mère. Afghanistan, 6 mai 2025. — © Sandra Calligaro/ITEM/Saif Images
A 14 ans, Bahar (prénom d’emprunt) suit des cours dispensés par un réseau d’enseignantes soutenu par une association en France. Même si le programme ne délivre pas de diplôme reconnu, elle révise assidûment. De nombreuses jeunes filles espèrent obtenir une équivalence et candidater ainsi pour une bourse pour pouvoir partir étudier à l’étranger. Kaboul, janvier 2025 — © Sandra Calligaro/ITEM/Saif Images
Un poème que Sofia a écrit: «Le silence terrible qui montre l’absence de la vie et de joie, c’est effrayant. Ils veulent me faire taire et m’ôter ma voix, serait-ce possible de me réduire au silence? Même sans parole, ma respiration, mon existence elle-même crie ma présence». Kaboul, le 21 janvier 2025. — © Sandra Calligaro/ITEM/Saif Images


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