Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En fondant leur nickel sans filtre au-delà du cercle polaire depuis 1935, les Soviétiques ont littéralement tué 24 000 km² de taïga autour d’une seule ville

4 week_ago 40

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Depuis 1935, les cheminées du combinat métallurgique de Norilsk crachent leur nickel sans le moindre filtre, à quelque 300 kilomètres au-delà du cercle polaire. En aval de cette usine, considérée comme la plus grande source de pollution de l’Arctique, jusqu’à 100 % des arbres sont morts, détruisant 24 000 kilomètres carrés de forêt boréale depuis les années 1960. Cette étendue, grande comme deux fois l’Île-de-France, se distingue aujourd’hui à l’œil nu depuis l’espace.

Le combinat, lui, tourne toujours.

À retenir

  • Le combinat de Norilsk rejette 1,8 à 2 millions de tonnes de dioxyde de soufre par an, plus de la moitié des émissions russes totales.
  • Le gaz tué 100 % des arbres jusqu’à 65 km alentour, détruisant une forêt boréale visible depuis l’orbite terrestre.
  • Un programme de captage lancé en 2020 vise 95 % de réduction des émissions d’ici 2030 pour régénérer la taïga.

Sommaire

  1. Un gaz invisible qui rase une forêt entière
  2. Un goulag pour bâtir la ville, une taïga sacrifiée
  3. La nuit polaire tombe, les cheminées tournent encore

Un gaz invisible qui rase une forêt entière

Le mécanisme tient en une poignée de mots. Le dioxyde de soufre force les stomates des feuilles à s’ouvrir en excès, provoquant une perte d’eau qui finit par décolorer puis tuer l’arbre, incapable de poursuivre sa photosynthèse. Le gaz n’a besoin d’aucun contact direct avec les racines : porté par le vent, il peut dériver plusieurs jours et brûler les tissus végétaux à des dizaines de kilomètres de la cheminée qui l’a rejeté. Aucune autre installation humaine sur Terre, ni centrale électrique, ni champ pétrolier, ni fonderie, ne génère une pollution au dioxyde de soufre aussi intense, confirment les relevés satellites étudiés par la communauté scientifique.

Entre 2005 et 2017, seul le volcan Ambrym, au Vanuatu, a rejeté davantage de dioxyde de soufre par dégazage passif que Norilsk. Une usine qui rivalise avec un cratère actif en éruption permanente, l’image suffit à donner la mesure du problème.

La forêt morte, elle, se voit depuis l’orbite.

Un goulag pour bâtir la ville, une taïga sacrifiée

L’histoire commence dans les geôles staliniennes. Norilsk, ville natale du plus grand producteur mondial de nickel, Nornickel, a été en partie construite par des prisonniers du goulag, le tristement célèbre Norillag. La ville se situe à environ 300 kilomètres au nord du cercle polaire et compte aujourd’hui près de 170 000 habitants, ce qui en fait l’une des plus vastes agglomérations de tout l’Arctique.

La dégradation ne s’est pas produite d’un coup. Le taux de dépérissement forestier a bondi dans les années 1960, passant de 5 % à 30 % par an sur un site étudié, au moment où l’ouverture de nouveaux gisements de cuivre et de nickel particulièrement riches en soufre a donné un nouveau souffle à l’industrie locale. Au début des années 1980, tous les mélèzes présents dans un rayon de 65 kilomètres autour de Norilsk étaient morts. Le combinat exploite aujourd’hui encore les mêmes filons.

La ville produit toujours près d’un cinquième du nickel de haute qualité mondial, Norilsk assurant environ 20 % de la production mondiale de ce métal. Le prix payé par la forêt environnante ne s’est jamais effacé.

La nuit polaire tombe, les cheminées tournent encore

Fin septembre, les jours raccourcissent brutalement à Norilsk, à l’approche de la nuit polaire qui plongera bientôt la ville dans l’obscurité pendant des semaines. Les fonderies, elles, ne s’arrêtent jamais. Nornickel reconnaît elle-même que ses installations de Norilsk rejettent environ 1,8 million de tonnes de dioxyde de soufre par an, un chiffre que d’autres estimations font grimper à près de deux millions de tonnes annuelles, soit plus de la moitié des émissions totales de dioxyde de soufre de la Russie.

La forêt, elle, ne repousse pas.

Depuis 2020, Nornickel a lancé un programme industriel destiné à capter ce gaz avant qu’il n’atteigne l’atmosphère. Le procédé transforme le dioxyde de soufre en acide sulfurique, ensuite neutralisé par de la chaux pour produire du gypse. L’objectif affiché est de réduire les émissions de 45 % d’ici 2025 par rapport aux niveaux de 2015, avec une nouvelle étape baptisée Sulphur Programme 2.0 qui vise cette fois 95 % de réduction à l’horizon 2030. Sur la première ligne de captage mise en service à l’usine Nadejda, à 16 kilomètres de Norilsk, l’efficacité de captage du dioxyde de soufre dépasserait aujourd’hui les 99 %, un taux confirmé par les autorités russes chargées du contrôle environnemental.

Le ministère russe des Ressources naturelles assure que le calendrier est tenu : 221 000 tonnes de dioxyde de soufre en moins ont déjà été enregistrées, soit 11,8 % d’un plan qui prévoit de retrancher au total 900 000 tonnes, 45 % des émissions mesurées en 2017. Le combinat avait déjà réduit sa pollution de 30 à 35 % en 2016, en fermant sa plus vieille usine de nickel. Le chantier a néanmoins pris du retard : Nornickel évaluait initialement son coût final à 4,1-4,3 milliards de dollars, avant que les sanctions occidentales ne l’obligent à trouver de nouveaux fournisseurs pour la dernière étape du projet.

Sources : nornickel.com | science.nasa.gov | csr2020.nornickel.ru

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway