Moscou a revendiqué des frappes contre trois cargos situés près de la ville portuaire d’Odessa et contre des installations navales et pétrolières de cet oblast ukrainien bordé par la mer Noire.

Live animé par Aurélien Defer et Emile Drousie (service Photo)

Un navire en flammes après une attaque russe en mer Noire, près du port ukrainien d’Odessa, le 14 juillet 2026. - VICTOR SAYENKO/REUTERS Un navire en flammes après une attaque russe en mer Noire, près du port ukrainien d’Odessa, le 14 juillet 2026. VICTOR SAYENKO/REUTERS

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L’armée russe frappe à nouveau la ville portuaire d’Odessa, trois morts depuis le début de la journée

Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a fait état, mardi soir, d’une nouvelle frappe russe sur la ville portuaire d’Odessa. « Selon les premières informations, le site d’une des entreprises de la ville a été endommagé », a-t-il écrit sur Telegram, évoquant un tir de missile. Et de préciser : « Aucune information concernant d’éventuelles victimes n’a été communiquée pour l’instant. »

La ville d’Odessa et ses environs ont été vivement pris pour cibles par l’armée russe au cours de la journée de mardi. Oleh Kiper et le parquet régional ont rapporté que trois personnes – le capitaine d’un navire et deux membres de l’équipage d’un autre navire – avaient été tuées dans des frappes russes contre trois navires marchands. Moscou avait, plus tôt, revendiqué des frappes contre trois cargos de la rade d’Odessa et contre des installations portuaires et pétrolières.

Le point sur la situation mardi 14 juillet à 21 heures

  • Alors qu’il assistait à Paris au défilé du 14-Juillet, Volodymyr Zelensky a dit avoir conclu « un accord important » avec la France en matière de défense. Ce dernier prévoit, selon le président ukrainien, la livraison d’équipements militaires français et italiens, dont des missiles, des bombes et quelque seize avions de combat Rafale.
  • L’Ukraine affirme avoir touché 116 navires russes en neuf jours, dont de nombreux pétroliers de transbordement en mer d’Azov, dans le but de freiner les exportations de brut. Kiev dit également avoir coulé l’Izumroud, un patrouilleur des gardes-frontières russes près de Novorossiïsk, à l’aide d’un drone kamikaze.
  • De son côté, l’armée russe dit avoir frappé des cargos et des dépôts pétroliers ukrainiens, au niveau du port d’Odessa et de ses environs, dans la mer Noire. Un responsable local ukrainien a confirmé que trois navires marchands avaient été touchés par la Russie, tuant trois personnes dont un capitaine.
  • Les pertes civiles en Ukraine ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis avril 2022, selon l’ONU. Au moins 293 civils ont été tués et 1 990 blessés en Ukraine, en juin 2026. Ce total est en hausse de 10 % par rapport à mai 2026 (282 morts et 1 794 blessés) et de 37 % par rapport à juin 2025 (249 morts et 1 416 blessés).
  • Ioulia Svyrydenko, la première ministre ukrainienne, a démissionné. Devant les députés, elle a dressé le bilan de son action : obtention d’un prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne (UE), gestion de l’approvisionnement énergétique durant l’hiver 2025-2026, négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE…
  • La Bulgarie se retire de la coalition des volontaires soutenant l’Ukraine. « La solution à ce conflit ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires, mais dans une forte initiative diplomatique qui mette enfin un terme à l’escalade », a dit le premier ministre, Roumen Radev, favorable à la reprise du dialogue avec Moscou.
  • Des avions polonais ont intercepté un appareil russe près des frontières de l’OTAN. Selon le ministre de la défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, il s’agit d’une preuve que la Russie « mène une guerre hybride » contre la Pologne, qu’elle « effectue des missions de reconnaissance et se montre hostile envers tous les pays de l’Alliance ».

Après plusieurs années de blocage, les négociations avec le Monténégro, l’Albanie, l’Ukraine et la Moldavie avancent. Mardi, l’Union européenne a validé plusieurs jalons pour que ces pays puissent rejoindre le bloc communautaire. Cependant, alors que Podgorica a déjà fait plus de la moitié du chemin vers l’adhésion et que Tirana avance à un rythme soutenu depuis 2024, Kiev et Chisinau ne sont encore qu’au tout début de leurs négociations officielles, bien loin de la ligne d’arrivée.

L’Union européenne accélère les négociations avec quatre pays candidats à l’adhésion

Par Philippe Jacqué

Alors qu’à Paris des troupes européennes, notamment ukrainiennes, se sont jointes à l’armée française lors du traditionnel défilé militaire du 14-Juillet, à Bruxelles, le processus d’élargissement de l’Union européenne (UE) a connu, mardi, une soudaine accélération institutionnelle. Pas moins de quatre pays candidats – l’Albanie, la Moldavie, le Monténégro et l’Ukraine – ont validé une nouvelle étape sur leur longue voie vers l’accession au bloc communautaire. Cependant, ils ne sont pas tous au même point. Alors que Podgorica a déjà fait plus de la moitié du chemin vers l’adhésion, que Tirana avance à un rythme soutenu depuis 2024, Kiev et Chisinau ne sont encore qu’au tout début de leurs négociations officielles, bien loin de la ligne d’arrivée.

Deux morts dans une frappe russe contre un navire dans l’oblast d’Odessa

Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a déploré, mardi soir, la mort de deux personnes dans une frappe de drone russe contre un navire. « Ce soir, l’ennemi a lancé une nouvelle attaque contre les infrastructures portuaires de la région d’Odessa », a-t-il écrit sur Telegram, affirmant qu’un incendie s’était déclenché à bord d’un « navire civil battant pavillon des îles Marshall ». Selon lui, l’attaque a provoqué un incendie et la mort de deux personnes.

En fin d’après-midi, après que le ministère de la défense russe avait revendiqué des attaques contre des installations navales et portuaires ukrainiennes, Oleh Kiper avait déploré des frappes ayant visé « deux navires civils dans les eaux de la mer Noire ». Le responsable ukrainien avait alors évoqué « deux navires marchands naviguant dans le couloir maritime sous pavillons tanzanien et libérien », dont l’un des capitaines a été tué.

Pour son dernier défilé du 14-Juillet en tant que président de la République, Emmanuel Macron a voulu un spectacle « massif » et « historique », avec 6 800 soldats défilant à pied, un nombre jamais atteint, et 30 % d’aéronefs et de véhicules de plus que lors des années précédentes. Volodymyr Zelensky, dont la garde présidentielle a défilé, était présent à la tribune d’honneur.

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L’armée russe dit avoir touché des cargos et des dépôts pétroliers ukrainiens

Le ministère de la défense russe a revendiqué, mardi après-midi, des frappes contre plusieurs installations navales et portuaires ukrainiennes. « Tout au long de la journée, les forces armées de la Fédération de Russie ont poursuivi leurs frappes contre les ports ukrainiens et les navires au service des forces armées ukrainiennes », a-t-il écrit sur Telegram. Trois cargos ont ainsi été touchés par des drones dans la rade d’Odessa, selon cette même source.

Sans qu’il soit possible pour l’heure de savoir s’il s’agit des mêmes navires, Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a déploré, mardi après-midi, « des attaques ciblées contre des navires civils dans les eaux de la mer Noire ». Le responsable ukrainien a évoqué « deux navires marchands naviguant dans le couloir maritime sous pavillons tanzanien et libérien », dont l’un des capitaines a été tué.

Non loin de la ville ukrainienne d’Odessa, bordée par la mer Noire, la Russie dit avoir également frappé des installations du port de Ioujne : « Des infrastructures portuaires utilisées pour le déchargement de carburants et de lubrifiants » et « cinq réservoirs de carburants et de lubrifiants destinés à l’approvisionnement des forces armées ukrainiennes ».

L’opposant russe Boris Nadejdine espère pouvoir se présenter par « miracle » aux législatives

Récemment visé par des poursuites judiciaires, l’opposant russe Boris Nadejdine a fait savoir, mardi, qu’il espérait qu’un « miracle » lui permettrait toujours de se présenter à la Douma, la Chambre basse du Parlement, aux législatives de septembre. « Ces dernières années, toute ma vie est une série de miracles », a-t-il déclaré lors d’une interview avec le journaliste en exil critique du Kremlin Alexandre Pliouchtchev.

Boris Nadejdine, 63 ans, fait partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement le président, Vladimir Poutine, et l’offensive russe en Ukraine, sans être en prison ou en exil. Récemment, il a fustigé « les conséquences de la guerre », citant la « crise du carburant » causée par les frappes ukrainiennes et accusant le président russe d’avoir plongé le pays dans « l’isolationnisme » et « l’autoritarisme ».

Lundi, il a été brièvement arrêté dans la région de Moscou dans le cadre de poursuites lancées contre lui pour « démonstration de symboles extrémistes ». Il lui est reproché d’avoir publié une vidéo en 2023 dans laquelle figure une photo de l’opposant Alexeï Navalny, condamné notamment pour « extrémisme » avant son décès dans une prison de l’Arctique, en février 2024.

L’opposant russe Boris Nadjedine, à sa sortie d’un commissariat de Dolgoproudny, ville proche de Moscou, le 13 juillet 2026. L’opposant russe Boris Nadjedine, à sa sortie d’un commissariat de Dolgoproudny, ville proche de Moscou, le 13 juillet 2026.

M. Nadejdine doit comparaître vendredi dans la banlieue de Moscou pour cette affaire administrative dans laquelle il encourt quinze jours d’emprisonnement, selon l’agence de presse d’Etat TASS. Vendredi, il a également été placé sur la liste des « agents de l’étranger », un statut impliquant de nombreuses contraintes sous peine d’amendes ou d’emprisonnement.

Sa candidature aux élections législatives est désormais fortement compromise. A la fin de 2023, cet ancien député à la Douma s’était déjà lancé dans la campagne présidentielle : il était alors le seul opposant à Vladimir Poutine et à son offensive en Ukraine à se présenter pour le scrutin de mars 2024. Mais en février 2024 les autorités électorales avaient rejeté sa candidature, invoquant des irrégularités.

Depuis l’attaque massive contre l’Ukraine, le pouvoir russe a fortement accru ses répressions, emprisonnant des centaines de critiques du conflit. La quasi-totalité des opposants sont désormais emprisonnés, morts ou en exil à l’étranger. « J’espère que je resterai en vie, libre et en Russie », a déclaré Boris Nadejdine, mardi, sans exclure de quitter le pays si la menace d’un emprisonnement prolongé se précisait.

Une femme tuée dans un bombardement russe contre une maison de la banlieue d’Odessa

Oleh Kiper, chef de l’administration militaire de l’oblast ukrainien d’Odessa, a annoncé, mardi après-midi, la mort d’une femme dans une frappe russe « qui a touché un quartier résidentiel » de la banlieue de cette ville bordée par la mer Noire. Il s’agit d’une femme de 69 ans, selon le parquet régional d’Odessa. Plus tôt dans la journée, Oleh Kiper avait fait état de ce tir, lequel avait endommagé une maison de deux étages et trois autres bâtiments voisins.
Une personne a également été blessée, selon cette même source.

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L’électricité rétablie pour 32 000 foyers dans l’oblast de Zaporijia

Les récentes attaques de la Russie contre des infrastructures énergétiques en Ukraine ont provoqué de nombreuses coupures d’électricité dans l’oblast de Zaporijia, dans l’est du pays. « Plus de 32 000 abonnés sont privés d’électricité à Zaporijia à la suite des attaques russes », a annoncé le gouverneur régional, Ivan Fedorov, mardi en milieu d’après-midi, sur son canal Telegram. Avant de faire savoir, une demi-heure plus tard, que l’alimentation avait été rétablie pour tous les foyers.

L’ex-commandant d’une brigade ukrainienne formée en France placé en détention provisoire

L’ex-commandant de la brigade Anne de Kiev, en partie formée en France et déjà rongée par les scandales, a contesté, mardi, sa culpabilité dans une affaire de double meurtre, pour laquelle il a ensuite été placé en détention provisoire, selon l’Agence France-Presse (AFP). Stanislav Loutchanov a comparu mardi devant le tribunal de Rokytne, dans la région de Kiev, où il a, dès l’ouverture de l’audience, rejeté les accusations portées contre lui, avant d’être placé en détention provisoire pour une durée de soixante jours.

L’officier est soupçonné d’avoir orchestré, avec plusieurs membres de son unité, l’enlèvement de deux frères dans la région de Kiev, avant leur assassinat dans celle voisine de Poltava, dans le centre du pays. Stanislav Loutchanov, qui avait abandonné son poste à la tête de la 155e brigade mécanisée, a été arrêté lundi. Neuf autres militaires ont aussi été arrêtés dans cette affaire, avait annoncé le même jour Volodymyr Zelensky, évoquant une « tragédie horrible » dont tous les acteurs « seront pleinement tenus pour responsables ».

Selon le média ukrainien Suspilne, le parquet estime que le commandant a « impliqué » neuf de ses subordonnés dans l’enlèvement des deux frères dans la nuit du 26 au 27 juin, puis dans leur meurtre, le 1er juillet, pour des « motivations personnelles ». La police avait affirmé lundi que le crime était motivé par un désir de « vengeance » de la part d’un militaire – à l’identité non précisée – dont la femme avait été insultée par les deux frères lors d’une altercation à propos de nuisances sonores.

Le ministre de l’intérieur, Ihor Klymenko, a dénoncé lundi « un crime horrible ». « Le retentissement qu’il a provoqué a lancé un débat public sur le comportement de certains militaires à l’arrière », a-t-il ajouté. La 155e brigade mécanisée compte 4 500 soldats, dont environ la moitié ont été formés en France. Mais depuis son déploiement sur le front, les controverses se multiplient concernant des pénuries d’équipements, des abandons de poste en masse parmi ses soldats et des soupçons de corruption.

Volodymyr Zelensky dit avoir conclu « un accord important » avec la France en matière de défense

Présent à Paris à l’occasion du défilé du 14-Juillet, Volodymyr Zelensky a annoncé, mardi après-midi, avoir conclu « un accord important entre l’Ukraine et la France », qu’il décrit comme un élément de « coopération de défense avec l’Ukraine ». Le président ukrainien affirme ainsi avoir obtenu des licences pour la production d’armes : « les missiles [de croisière utilisés par l’armée française] Scalp, les bombes AASM [pour armement air-sol modulaire, produit par Safran] et, en collaboration avec l’Italie, les missiles Aster-30 [du constructeur franco-italien Eurosam] ».

La France et l’Italie fourniront également à l’Ukraine « les nouveaux systèmes franco-italiens SAMP-T NG renforcés », dont la production a débuté en février 2023. Il s’agit de systèmes de missiles surface-air, qualifiés par Volodymyr Zelensky d’« efficaces ». Deux complexes SAMP/T, des systèmes de la génération précédente, viendront par ailleurs « renforcer notre défense dès cette année », a complété le président ukrainien. Il a également à nouveau évoqué le programme antibalistique Freyja, auquel Kiev veut rallier ses alliés européens, et la participation de la France.

Enfin, Volodymyr Zelensky a confirmé les propos d’Emmanuel Macron concernant l’acquisition par l’Ukraine de 16 avions de combat Rafale pour l’armée ukrainienne. « La formation de nos pilotes et mécaniciens en France devrait débuter dès cette année, a-t-il détaillé. Ensuite, les quatre premiers avions Rafale seront remis aux forces armées ukrainiennes. »

Bonjour,

Bien qu’issu de la gauche, il a affiché plusieurs fois sa proximité avec Viktor Orban, battu dans les urnes le 12 avril. Pour autant, Roumen Radev s’est toujours défendu d’être proche du Kremlin et a toujours affirmé être favorable à l’appartenance de son pays à l’Union européenne (UE).

Le soir de sa victoire, le 19 avril, M. adev s’est engagé à ce que « la Bulgarie fournisse des efforts pour continuer son chemin européen », tout en plaidant pour plus de « pensée critique » et de « pragmatisme » en Europe au sujet de la Russie, dans cette rhétorique floue dont il est coutumier. Rappelant qu’il était favorable à la reprise du dialogue avec Moscou quant aux « questions énergétiques », il a assuré se placer, sur ce point, dans la lignée « du président Emmanuel Macron », qui a « déclaré que le dialogue devait être rétabli ».

Des avions polonais interceptent un appareil russe près des frontières de l’OTAN

Deux avions de chasse polonais ont intercepté, mardi, un appareil de reconnaissance russe au-dessus des eaux internationales de la mer Baltique, a annoncé le ministre de la défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, lors d’une conférence de presse. « C’est la première tentative russe depuis longtemps de s’approcher de notre frontière maritime afin de sonder nos systèmes de défense aérienne », a-t-il déclaré.

Selon lui, il s’agit d’une preuve supplémentaire que la Russie « mène une guerre hybride » contre la Pologne, membre de l’OTAN et de l’Union européenne, depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par Moscou, en 2022, et qu’elle « effectue des missions de reconnaissance et se montre hostile envers tous les pays de l’Alliance nord-atlantique ».

L’incident s’est produit à environ 30 kilomètres d’Ustka, une station thermale du nord-ouest de la Pologne située sur la côte baltique, a précisé le ministre. Une paire de chasseurs polonais de permanence a établi le contact avec cet avion de reconnaissance russe Il-20, en lui signifiant qu’il devait quitter la zone. Par la suite, l’appareil s’est éloigné en direction de la Russie, a expliqué le ministre de la défense.

La Bulgarie se retire de la « coalition des volontaires » soutenant l’Ukraine

La Bulgarie ne participera plus à la « coalition des volontaires », le groupe de pays soutenant l’Ukraine face à l’invasion russe, a annoncé mardi le premier ministre, Roumen Radev, marquant un nouvel éloignement de Sofia de la position majoritaire des Etats membres de l’Union européenne.

« Nous ne participons pas à une coalition qui insiste pour poursuivre l’aide financière et militaire à l’Ukraine », a déclaré M. Radev. « La solution à ce conflit ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires, mais dans une forte initiative diplomatique qui mette enfin un terme à l’escalade », a-t-il ajouté.

La Bulgarie, qui avait pris part à de précédentes réunions de cette coalition, n’était pas représentée lors de la dernière rencontre organisée à Paris. Critique de longue date de l’aide militaire à Kiev, M. Radev rejette les accusations selon lesquelles il défendrait les positions de Moscou. Il affirme être favorable à des relations « pragmatiques » avec le Kremlin.

Depuis son arrivée au pouvoir, en mai, il a mis fin aux livraisons d’armes fournies directement par le gouvernement bulgare à l’Ukraine, sans toutefois interrompre les ventes d’armements à Kiev. La Bulgarie est l’un des principaux fabricants européens de munitions et d’obus compatibles avec les armes de conception soviétique encore largement utilisées par l’armée ukrainienne, notamment les chars, pièces d’artillerie et lance-roquettes hérités de l’époque soviétique.

M. Radev s’est également opposé à l’adoption de sanctions de l’Union européenne contre le patriarche russe Kirill ainsi que contre le fondateur du groupe pétrolier Lukoil, Vaguit Alekperov.

Bonjour,

Outre les vidéos d’attaques de navires en mer d’Azov diffusées sur Telegram par Robert Brovdi, vous pouvez consulter des images satellites mises en ligne à intervalles plus ou moins réguliers.

Le média d’investigation ukrainien Skhemy (lié à Radio Free Europe/Radio Liberty) a publié des images satellites de Planet Labs prises le 9 juillet, montrant les conséquences des frappes contre la flotte fantôme russe. Sur l’un des clichés, pris près du détroit de Kertch, un pétrolier est visible en flammes, tandis qu’un second navire situé à une dizaine de kilomètres présente, selon les journalistes, des signes visibles de dommages. La résolution des images ne permet toutefois pas d’identifier avec certitude le type des navires.

Le média ukrainien spécialisé Defense Express a publié des images satellites des 11 et 12 juillet de l’Agence spatiale européenne (ESA). La mer d’Azov apparaît presque vide de navires, à l’exception de la baie de Taganrog et d’un groupe d’une vingtaine de bâtiments près de la péninsule de Taman. En revanche, les images montrent plus de cinquante navires regroupés de l’autre côté de la péninsule, en mer Noire, à une quinzaine à une trentaine de kilomètres des côtes. Selon Defense Express, certains semblent effectuer des opérations de transbordement de cargaison tandis que d’autres attendraient leur tour.

Par ailleurs, les données du système de surveillance satellitaire NASA FIRMS, qui détecte les anomalies thermiques, ont de nouveau fait apparaître des foyers de chaleur en mer d’Azov, semblant confirmer des incendies. Les images satellites montrent l’apparition de nouveaux foyers dans une zone où des attaques contre des navires russes avaient déjà été signalées.

Dans un message publié ‌sur ‌Telegram, mardi, ⁠Robert Brovdi explique que l’objectif des attaques ukrainiennes est avant tout de mettre ces navires hors d’état de fonctionner, en les endommageant suffisamment pour les immobiliser ou les contraindre à dériver, plutôt que de les envoyer par le fond.

Les données du système de surveillance satellitaire NASA FIRMS, qui détecte les anomalies thermiques, permet de localiser des foyers de chaleur en mer d’Azov. Les données du système de surveillance satellitaire NASA FIRMS, qui détecte les anomalies thermiques, permet de localiser des foyers de chaleur en mer d’Azov.

Ioulia Svyrydenko, la première ministre ukrainienne démissionne, dans le cadre d’un remaniement voulu par Volodymyr Zelensky

Le Parlement ukrainien a approuvé, lundi, la démission de la première ministre, Ioulia Svyrydenko, et de son gouvernement, par 258 voix, ouvrant la voie à la formation d’un nouvel exécutif. Annoncé dimanche par M. Zelensky dans le cadre d’« une nouvelle stratégie politique », sans plus de détails, ce remaniement intervient alors que le président ukrainien n’a pas encore désigné de successeur à la cheffe du gouvernement.

Conformément à la législation ukrainienne, les ministres expédieront les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement. Le premier vice-premier ministre, Denys Chmyhal, assurera l’intérim à la tête du gouvernement.

Devant les députés, Mme Svyrydenko a dressé le bilan de son action à la tête du gouvernement, mettant en avant l’obtention d’un prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne (UE), l’ouverture de deux chapitres de négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et le maintien de l’approvisionnement énergétique durant l’hiver 2025-2026 malgré les frappes russes contre les infrastructures.

Dans un message publié sur Telegram, Mme Svyrydenko a également affirmé que son gouvernement avait porté les dépenses consacrées à la sécurité et à la défense à 4 400 milliards de hryvnias (environ 90 milliards d’euros), consacré plus de 140 milliards de hryvnias (près de 2,9 milliards d’euros) au soutien des collectivités, aux infrastructures, entreprises, à l’agriculture, l’éducation et à la recherche, lancé un mécanisme d’assurance contre les risques de guerre ainsi que des programmes de reconstruction et de résilience énergétique. Elle a également précisé que 21 000 prêts préférentiels, représentant 101 milliards de hryvnias (environ 2,1 milliards d’euros), avaient été accordés aux entreprises dans le cadre du programme « 5-7-9 ».

Le chef de l’armée de l’air allemande estime que l’Europe ne peut pas se passer à court terme des armes américaines

Dans un entretien accordé à Politico, le chef de l’armée de l’air allemande (la Luftwaffe), le lieutenant général Holger Neumann, estime que l’Europe devait continuer à acheter des équipements militaires américains éprouvés pour faire face à la menace russe, tout en développant à plus long terme sa propre industrie de défense.

« Développer nos propres capacités prend du temps. Or, nous n’avons pas ce temps », dit-il, estimant que, pour répondre rapidement aux besoins opérationnels de l’armée de l’air allemande et de l’OTAN, Berlin pourrait devoir acquérir des systèmes « disponibles sur le marché », même s’ils ne répondent pas parfaitement à toutes les exigences allemandes.

Selon le général Neumann, l’industrie européenne dispose de solides compétences, mais accuse un retard sur les Etats-Unis en ce qui concerne certaines technologies de pointe. Il estime qu’il faut combler les lacunes immédiates sans renoncer aux projets européens à long terme. Il cite comme exemple le chasseur furtif américain F-35 de Lockheed Martin. L’Allemagne a commandé 35 appareils en 2022 pour remplacer les Tornado dans le cadre de la mission de partage nucléaire de l’OTAN. Le premier exemplaire destiné à la Luftwaffe devrait sortir de chaîne en septembre, et les premiers appareils devraient être livrés à la base de Büchel d’ici à la fin de 2027, après la formation des pilotes aux Etats-Unis.

Le général Neumann a ajouté que la Luftwaffe envisageait l’acquisition de F-35 supplémentaires, tout en précisant qu’aucune décision n’avait encore été prise par le ministère de la défense. Selon Politico, le gouvernement allemand aurait réservé plus de 2 milliards d’euros pour l’achat potentiel de 15 appareils supplémentaires, portant la flotte prévue de 35 à 50 avions.

Le point sur la situation mardi 14 juillet à 14 heures

  • L’Ukraine affirme viser les pétroliers de transbordement russes en mer d’Azov pour freiner les exportations de brut. Elle affirme avoir touché 116 navires en neuf jours.
  • La Russie cherche d’autres routes après les frappes ukrainiennes sur plus de 100 navires, ont annoncé les autorités.
  • Les pertes civiles en Ukraine ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis avril 2022, selon l’ONU. Au moins 293 civils ont été tués, et 1 990, blessés, en Ukraine en juin 2026. Ce total est en hausse de 10 % par rapport à mai 2026 (282 morts et 1 794 blessés) et de 37 % par rapport à juin 2025 (249 morts et 1 416 blessés).
  • L’Ukraine affirme avoir coulé l’Izumroud, un patrouilleur des gardes-frontières russes près de Novorossiïsk. Selon la marine ukrainienne, il a été attaqué par un drone kamikaze Sargan-3000 et a été coulé.
  • L’Ukraine franchit une étape dans le long processus d’adhésion à l’Union européenne. Adhérer à l’UE est un processus long et complexe, jalonné d’étapes que Kiev veut compléter au plus vite.
  • Le Kremlin rejette les accusations « gratuites » du Royaume-Uni et de l’Union européenne concernant les cyberattaques imputées à la Russie. Dmitri Peskov a affirmé que la Russie s’était adaptée aux « dizaines de milliers » de sanctions imposées par les pays occidentaux et qu’elle continuerait à les contourner.
  • Donald Trump prêt à soutenir un projet de loi renforçant les sanctions contre la Russie, selon CNN. Le projet était porté par le sénateur républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Blumenthal.
  • 14-Juillet à Paris. Volodymyr Zelensky a été applaudi lors de son arrivée place de la Concorde. La garde présidentielle ukrainienne, composée de 25 soldats, a participé à ce défilé, tout comme deux pilotes ukrainiens à bord de 2 Mirage 2 000B.
  • L’UE sanctionne 15 personnes et une prison russe accusées d’être impliquées dans des violations graves des droits humains commises à l’encontre de prisonniers de guerre ukrainiens et de civils détenus en Russie et dans les territoires ukrainiens occupés.