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Sébastien Malfilâtre ne peut plus exercer la fonction de président du SIVU Travaux. Il est provisoirement remplacé par Yoan Morlot.
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Par Rédaction Le Pays d'Auge Publié le 20 juil. 2026 à 21h00
L’annulation des élections municipales à Angerville (Calvados) par le Tribunal Administratif de Caen a eu pour conséquence la dissolution du conseil municipal et l’installation d’une délégation spéciale pour gérer la commune, le temps que de nouvelles élections soient organisées.
Autre conséquence : « Sébastien Malfilâtre ne peut plus, actuellement, poursuivre l’exercice de ses fonctions de président du SIVU », annonce Yoan Morlot, vice-président de ce syndicat à vocation unique, en ouverture de réunion jeudi dernier. Une réunion conviée afin d’élire « un nouveau bureau et un nouveau président puisque ma vice-présidence par intérim s’arrête aujourd’hui, afin d’assurer la continuité des actions engagées et poursuivre la dynamique de travail au service de nos communes », précise Yoan Morlot.
Seul candidat, Yoan Morlot a été élu président à l’unanimité des élus présents et représentés. « Merci pour la confiance que vous m’avez témoignée », réagit celui qui exercera cette fonction jusqu’en automne prochain, date à laquelle de nouvelles élections municipales seront organisées sur la commune d’Angerville.
« Certains ont l’art compliquer les choses simples »
En soutien à Sébastien Malfilâtre, Yoan Morlot, maire de la petite commune de Heuland et conseiller communautaire délégué NCPA, a tenu à réagir à la fin de la réunion. « Je trouve que certains ont l’art de compliquer les choses simples, considère-t-il. Dans notre belle République, tout est prévu. Absolument tout ! Sauf parfois le bon sens », et plus particulièrement en termes d’élections. « On demande aux candidats d’être irréprochables, mais on leur explique que certaines règles ne s’appliquent qu’aux communes de plus de 1 000 habitants, d’autres uniquement en dessous de 1 000, certaines selon le nombre de sièges, d’autres selon le nombre d’habitants… Sauf les années où une réforme est venue réécrire les circulaires. […]. Le maire tente de comprendre pourquoi une publication est de l’information institutionnelle le lundi et pourrait devenir de la propagande le mardi, pourquoi une photo est anodine en janvier mais suspecte en février. […]».
Et il poursuit : « L’administration adore les cases. La démocratie, elle, préfère les nuances. Forcément, leur rencontre donne parfois lieu à de savoureux paradoxes. Le dernier en date nous rappelle qu’en matière électorale, le fond et la forme ne jouent pas toujours dans la même équipe ».
Yoan Morlot fait alors référence aux élections municipales d’Angerville. « Dans une petite commune, les électeurs se sont exprimés avec une clarté presque désarmante. Une très large majorité se dégage. Les urnes parlent sans ambiguïté. On pourrait croire que l’essentiel est là. Mais non. Le débat quitte aussitôt le terrain du suffrage pour rejoindre celui de l’imprimerie. Une mention absente sur un bulletin. Quelques mots oubliés. Une formalité qui, à elle seule, suffit à faire vaciller une élection pourtant largement tranchée par les électeurs. Il ne s’agit évidemment pas de contester le respect des règles : elles sont le socle de notre démocratie. Mais il est parfois permis de sourire lorsque l’on constate qu’un oubli de quelques caractères peut peser davantage que plusieurs dizaines de voix d’écart ».
Une situation qui laisse Yoan Morlot dubitatif et interrogatif : « ne risque-t-on pas de décourager les gens à s’intéresser à la vie publique ? ».
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