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Chaque semaine, le Journal se penche sur un enjeu régional qui touche les électeurs de la circonscription de René-Lévesque. Les candidats rencontrés sur le terrain seront questionnés à ce sujet. Cette semaine : la construction d’un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.
Alors que le projet du pont est toujours inscrit à l’étude sur le Plan québécois des infrastructures, des études d’opportunité ainsi que socio-économique ont été complétées en 2025, évaluant le coût à plus de 4 milliards de dollars. Est-ce que les candidats s’engagent à porter le projet plus loin s’ils sont élus ?
Yves Montigny, Coalition avenir Québec
Les deux candidats caquistes de la Côte-Nord s’engagent, si leur parti est réélu, à lancer dans les 100 premiers jours de leur prochain mandat, un appel d’intérêt international auprès de compagnies privées pour la construction du pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.
La candidate de la Coalition avenir Québec dans Duplessis, Kateri Champagne Jourdain, et le candidat dans René-Lévesque, Yves Montigny, ont tenu une conférence de presse le 3 septembre pour annoncer cet engagement.
« Nous sommes le premier parti à faire une démarche concrète », insiste M. Montigny. Il rappelle qu’au cours de son dernier mandat, il a fait avancer le projet avec une étude d’opportunité et socioéconomique.
« On fait un appel d’intérêt international à des compagnies privées pour être certains d’aller chercher les meilleurs », explique le candidat de René-Lévesque.
Après l’appel d’intérêt, qui doit être lancé dans les 100 premiers jours du mandat, le parti se donne 45 jours pour réaliser une étude de marché afin de sélectionner l’entreprise retenue.
Philippe C.-Boudreau, Québec solidaire
« On le sait, ça fait longtemps qu’on en a besoin et que ça fait longtemps qu’il aurait dû être fait », déclare d’entrée de jeu Philippe C.-Boudreau, candidat de Québec solidaire.
Il insiste toutefois sur l’importance de rendre publique l’étude qui analyse tous les éléments de la construction du pont sur le Saguenay.
« Le problème, c’est que présentement, si on veut l’intégrer dans le cadre budgétaire de notre campagne, on a besoin d’informations. On ne peut pas se lancer dans le vide. On a besoin de le chiffrer et c’est à ça que sert l’étude. Après tout, c’est un document qui a été payé avec l’argent public », soutient-il.
Le candidat y voit également un enjeu majeur avec la fiabilité du service de traverse entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. Il est d’accord qu’il y a des améliorations à y apporter dans le court terme.
« J’ai amené la question des traversiers à mon parti, parce que c’est un jeu. […] Avec le pont, c’est un ensemble », dit-il.
Ce dernier est d’avis que des traversiers supplémentaires sont nécessaires et que l’accès, surtout du côté de Baie-Sainte-Catherine, doit être revu.
Odette Lavigne, Parti québécois
La candidate du Parti québécois, Odette Lavigne, n’ose pas s’engager à ce sujet à ce stade-ci.
« C’est trop tôt en ce moment. […] Je ne peux m’engager aujourd’hui, mais il y aura des engagements qui seront faits durant la campagne », dit-elle.
Elle mentionne avoir chaque jour des questions à ce sujet. « C’est visible le besoin du pont. Ce qu’on voit aussi, c’est que les gens sont en accord sur la Côte-Nord pour cette construction-là. »
« Le Parti québécois est pour le désenclavement de la Côte-Nord et reconnait aussi que le service de traversier est imprévisible », résume-t-elle. La candidate précise vouloir continuer à discuter de cet enjeu avec la population.
Lors du rassemblement de la Coalition Union 138 à Baie-Comeau, elle a laissé entendre que son chef pourrait faire une annonce à ce sujet durant la campagne.
Kevin Grenier, Démocratie directe
Le candidat est en faveur d’un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.
« Sauf que je ne peux pas dire de quoi quand je n’ai pas les chiffres. C’est sûr que j’aimerais le faire. Mais est-ce que je vais faire comme tout le monde et dire n’importe quoi dans les airs, quand je ne sais pas comment l’argent peut être dépensé et que les études ne sont pas publiques », répond-il.
Pour lui, la facture élevée du coût des traversiers pour relier la Côte-Nord et la question environnementale sont déjà deux bons arguments pour avancer dans ce projet. « Ça en prend un pont, depuis 1968 », conclut-il.
Avec Roseline Pelletier
Karianne Nepton-Philippe
Journaliste au journal Le Manic depuis 2022, Karianne Nepton-Philippe a fait ses débuts huit ans plus tôt à la télévision communautaire en Haute-Côte-Nord. Ayant également... Lire la suite


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