NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
MUNICIPAL. Le comité de démolition de la Ville de Drummondville a décidé, mercredi soir, de refuser la demande soumise par le Comptoir alimentaire Drummond de mettre à terre la salle Le Royal. Bien que déçu, l’organisme communautaire tient à explorer toutes les options possibles avec la Ville avant de porter la décision en appel.
Pour rappel, le Comptoir alimentaire a fait l’acquisition, l’an dernier, de l’ancienne salle de spectacle de la rue Saint-Marcel. Toutefois, les analyses de ses experts ont conclu qu’il valait mieux démolir le bâtiment et d’en construire un neuf plutôt que de le rénover. D’importantes déficiences structurelles et une présence d’amiante ont été rapportées dans l’immeuble.
Le coût pour ériger le nouveau Comptoir alimentaire, qui comprendrait une surface totale de 20 000 pieds carrés, s’élèverait à 10,6 M$. Les travaux devraient débuter cet hiver et se poursuivre jusqu’à l’été 2028, selon ce qu’a avancé l’organisme communautaire en juin dernier.
La directrice générale du Comptoir alimentaire Drummond, Véronique Swayer, ne cache pas sa déception face à cette décision. Elle préfère «regarder vers l’avant» avant de demander une révision du choix du comité de démolition.
Véronique Sawyer, à droite, croit que la salle Le Royal est le meilleur emplacement pour relocaliser le Comptoir alimentaire Drummond et ses services. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)«Un atelier kaizen aura lieu au cours du mois avec la Ville de Drummondville. Nous sommes confiants que cet atelier démontrera la rigueur des analyses de nos experts qui sont dans le domaine de la construction depuis plus de 30 ans. Nous espérons que les décisions qui découleront de cet atelier seront dans l’intérêt de nos usagers, des finances publiques et celles de l’organisme», affirme-t-elle dans une réponse écrite envoyée aux médias.
«Nous pensons sincèrement que la salle Le Royal est l’emplacement idéal et nous verrons si le kaizen le confirme. Nous restons ouverts à toutes les alternatives que la Ville pourra nous présenter et nous travaillerons ensemble pour assurer la sécurité alimentaire sur notre territoire», ajoute Mme Sawyer.
Selon le règlement d’urbanisme municipal portant sur les démolitions d’immeubles, toute personne peut demander au conseil municipal de réviser une décision du comité en déposant une demande écrite et motivée au bureau du greffier de la Ville. Le délai maximum est de 30 jours suivant la date de ladite décision.
L’avis public de demande de démolition était bien visible lors du passage de L’Express à l’ancienne salle Le Royal. (Photo : Ghyslain Bergeron)Le conseil municipal peut confirmer le choix du comité de démolition ou rendre toute décision qu’il estime appropriée en remplacement de celle prise par celui-ci. La décision des membres du conseil est, toutefois, sans appel.
«Une solution va être trouvée»
Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, rappelle que le comité de démolition détient un pouvoir de recommandation auprès du conseil municipal. Le service de l’urbanisme de la Ville est en cours de rédaction pour expliquer les raisons détaillant le refus de mettre à terre le 284, rue Saint-Marcel.
Même s’il n’a pas encore pris connaissance de tous les détails de la décision, M. Houle estime que les éléments considérés comme étant patrimoniaux, comme la structure d’enseigne verticale bleue et blanche et la marquise au-dessus de l’entrée du bâtiment, ont pesé dans la balance.
Mais est-ce que le conseil municipal va soutenir ce refus? «Pour vous dire bien franchement, ça m’apparaît un peu secondaire, actuellement, [d’appuyer ou non la décision du comité]. Le plus important, c’est l’avenir de la mission [du Comptoir alimentaire Drummond] et à quel endroit cette mission pourra continuer de vivre», insiste le maire de Drummondville au bout du fil.
Selon le premier magistrat, l’organisme communautaire doit «rationaliser» son projet de relocalisation. «Si on aide [le Comptoir alimentaire] à minimiser [ses] dépenses, on pense que, à la fin, la philanthropie sera beaucoup plus réceptive à leur demande», estime-t-il.
L’organisme communautaire avait d’ailleurs lancé, en juin dernier, un appel aux élus municipaux et provinciaux ainsi qu’aux investisseurs privés pour financer la facture des travaux. Certains investisseurs attendaient «qu’un grand donateur ouvre la voie avant de s’engager», avait souligné le président du conseil d’administration du Comptoir alimentaire, Jean-Philippe Ayotte.
Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, croit qu’une solution sera trouvée pour relocaliser le Comptoir alimentaire et ses services. (Photo : archives, Ghyslain Bergeron)Est-ce à dire que la relocalisation de l’organisme se fera à un autre endroit qu’à la salle Le Royal? «C’est à voir, croit M. Houle. Ils ont acquis le bâtiment, mais, moi, je veux qu’on ouvre tous les horizons. Je ne veux pas nécessairement qu’on s’attache les mains avec un bâtiment.»
«Si la salle Le Royal devait éventuellement demeurer l’avenue privilégiée par le Comptoir alimentaire, une nouvelle demande pourrait également être présentée [auprès du comité de démolition], mais toutes les options sont sur la table», souligne Jean-François Houle.
Le maire de Drummondville tient néanmoins à se faire rassurant : «Une solution va être trouvée pour le Comptoir alimentaire Drummond.»
«[L’organisme] accomplit un travail essentiel auprès de nombreuses personnes de notre communauté. Il reste des éléments à attacher pour la suite, mais la volonté de trouver une voie de passage est bien présente. Nos échanges avec le Comptoir sont très bons et plusieurs personnes de notre milieu sont mobilisées pour la suite», assure M. Houle en terminant.


13 hour_ago
16



























.jpg)






French (CA)