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Venu défendre Le chameau, son premier seul-en-scène, largement autobiographique, la star du septième art est tombée sous le charme du poème de la chroniqueuse et humoriste.
Passer la publicité Passer la publicitéCharlotte Dhenaux apparaît sur le plateau parée d’une robe de sirène, de boucles d’oreille coquillage et d’une longue perruque bleue. Loin de l’embrasement des centres-villes, en ce jour de mouvement social, l’humoriste et chroniqueuse de «Quelle époque!» à une idée en tête. Elle veut rendre hommage à Jean Reno.
«Mi cielo. Mi Juan. Quelques surnoms d’Andalousie. Ceux que ta mère prononçait, quand tu étais petit. Depuis le balcon, elle t’apprend à observer. Envolée trop tôt, à son bras droit, tu es resté collé. Ton visage porte les traits d’un chétif garçon qui a peur de décevoir en récitant sa leçon. Après tout, on veut juste que nos parents soient fiers. Dans un regard, un mot, même redevenu poussière…», commence-t-elle.
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Sous le charme
Des notes de piano l’accompagnent. Une nostalgie douce s’empare de l’auditoire. Doux sourire dur le visage de Léa Salamé. Jean Reno, venu assurer la promotion de son premier seul-en-scène largement autobiographique, retient ses larmes avec peine.
Elle enchaîne, rappelant les moments forts de la vie de la star du Grand bleu, et termine avec : «Du cinéma, tu es la clef de voûte». Et la voilà qui repart, dit-elle, «avec ses filets» et sous les applaudissements. «Merci, merci, merci, merci infiniment, c’est formidable», trouve-t-il à dire en commentaire.
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Au fil des interviews, l’acteur d’origine espagnol a souvent évoqué sa mère, rappelant à quel point cet amour maternel l’avait nourri et la douleur profonde qu’il avait ressentie après sa disparition. Hier soir, il était visiblement sous le coup de l’émotion.
Charlotte Dhenaux, humoriste, chroniqueuse et poétesse du talk-show de France 2, ne réussit pas tous ses éloges. Certains sont parfois bâclés, peu lourds, trop portés sur un drôle d’humour. On se souvient d’une séquence avec Kad Merad, où, grimée en Mexicaine et enceinte - le comédien rentrait d’un tournage au Mexique -, elle avait joué la carte de la maîtresse éconduite.
On retiendra celui écrit pour Jean Reno pour sa douceur et sa finesse. À inscrire dans les annales de l’émission.


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