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Par Julia Baudin
Publié le 17/10/2026 à 16h41, mis à jour le 17/10/2026 à 17h24
Locaux dégradés, journalistes conspués, agent de sécurité blessé… Les équipes des chaînes du groupe Bolloré déplorent les violences commises à leur encontre.
Passer la publicité Passer la publicitéLe siège parisien de CNews a été pris pour cible par une centaine de personnes, indiquait la préfecture de police de Paris tôt ce samedi 17 octobre au petit matin. Vingt et une personnes ont été interpellées. Avant même le lancement de cette grande journée nationale de mobilisation, avant même le début des manifestations contre la vie chère, les difficultés devenues endémiques des services, le climat…
Peu de dégâts heureusement au regard de la dévastation de certains établissements scolaires ou de l’office du tourisme de Lyon, mais de quoi inquiéter et susciter de nombreuses réactions. Venue recueillir des images du cortège principal, place de la République, à Paris, une équipe de journalistes de la chaîne a été conspuée en tout début d’après-midi.
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Plein soutien
Sur les réseaux sociaux, X notamment, certains des journalistes du groupe Bolloré ont vivement réagi. Et si Pascal Praud, la vedette de CNews ne s’est pas encore manifesté, Laurence Ferrari, Eugénie Bastié ou encore Charles Sapin ont publié peu ou prou le même message de soutien à leurs consœurs et confrères.
«Plein soutien aux courageuses équipes de CNews aujourd’hui sur le terrain et dans nos locaux visés ce matin par des “manifestants”. La violence n’est jamais acceptable. Elle est l’argument des faibles. On ne peut revendiquer au nom de la liberté et refuser celle des autres. Vive la liberté d’expression!», écrit par exemple la présentatrice sur CNews et Europe 1 de «La grande interview», Laurence Ferrari.
Eugénie Bastié, journaliste au Figaro, qui fut chroniqueuse sur CNews avant de répondre à l’invitation de France télévisions à participer au dispositif spécial mis en place par France 2 dans le cadre de l’élection présidentielle, a publié un message dans la même veine.
«Soutien absolu aux équipes de CNews et d’Europe 1 et du JDD. J’ose espérer que cette attaque inadmissible contre la liberté de la presse suscitera l’indignation de tous mes confrères ainsi que des syndicats de journalistes», a-t-elle exprimé.
Charles Sapin, écarté de France Inter avant même d’avoir livré sa première chronique pour l’antenne, au motif de son arrivée à la rédaction de Valeurs actuelles, plussoie : «Plein soutien aux rédactions du JDD, d’Europe 1 et de CNews, prises pour cible ce matin. La banalisation des violences de l’ultragauche, qui cherche à intimider et à faire taire tous ceux qui ne pensent pas comme elle, est insupportable».
Gauthier Le Bret, autre journaliste phare d’Europe 1 et CNews, a déploré, sur Instagram, l’accueil brutal réservé à l’équipe de Frontières mandatée par CNews place de la République en ce début d’après-midi. En story, il relaie ce message du patron du média Erik Tegner: «Je viens d’apprendre qu’une équipe de 100% Frontières pour CNews vient d’être violemment agressée par 200 individus. Un de nos agents de sécurité s’est fait frapper au sol avec coup de pied sur la tête. Il a un mollet déchiré. Jets de bouteilles de verre sur notre équipe qui a dû se réfugier dans une arrière-pièce d’un restaurant. Ils y sont encore bloqués, aucune force de police n’étant disponible».


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