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Se pensant hors micro après avoir commenté les images des exactions commises ce samedi 17 octobre 2026 en marge des manifestations, le journaliste et consultant police justice de la chaîne d’information n’a pas caché son effarement.
Les images parlent d’elles-mêmes. Elles disent toute la violence de la grande mobilisation citoyenne organisée ce samedi 17 octobre 2026 à Paris. Cette violence est inédite. Au point qu’elle a presque totalement occulté les motivations des manifestants, les vrais, les travailleurs, ceux qui se sont rassemblés hier pour dire leur colère contre la vie chère, pour le climat, contre la défaite des institutions.
De ces dizaines de milliers de manifestants là, les médias n’ont montré que très peu d’images. Des exactions commises par les émeutiers, en revanche, ils ont abreuvé les ondes. Les réseaux sociaux bien sûr, mais aussi les chaînes d’information continue, dont BFMTV qui aux alentours de 17h30, faisait intervenir son consultant police justice Dominique Rizet.
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Une vraie gueule de bois
Dans cette séquence, le journaliste commente les images de violence. Sur la place de la République, à Paris, où des pavés servent de projectiles aux criminels, blessant policiers et civils. Sur les Champs-Élysées, où les boutiques sont dévastées et pillées. « Demain matin, je pense que la France, encore une fois, va se réveiller avec une vraie gueule de bois. Demain matin, ça va être terrible…», dit-il.
Hors micro, sortant de sa réserve, le journaliste et écrivain murmure d’une une voix presque d’outre-tombe : « C’est un fiasco… Quel dommage ». Dominique Rizet n’est pas réputé pour avoir sa langue dans sa poche. Il a, au contraire, le verbe haut. Le 14 octobre, il annonçait sur la même chaîne qu’il envisageait lui-même de manifester pour protéger sa retraite, notamment.
Regarder la vidéo Les images des violences en marge de la manifestation du 17 octobre
Donnant des informations glanées auprès d’un directeur territorial à propos du nombre de personnes attendues lors de cette manifestation, il parlait « d’une journée compliquée à évaluer mais calme et mesurée car les réseaux sociaux n’ont rien de révélateur sur ce genre de mouvements ». Il a ensuite parlé des colères des différents corps de métier et notamment celle des agriculteurs, expliquant « c’est mon monde, le monde de l’agriculture ».
« Le paysan, qu’est-ce qu’il fait le matin quand il se lève ? Il monte sur son tracteur qui consomme du gasoil. Toute la journée, il est sur son tracteur. Le prix du gasoil, c’est terrible, terrifiant. Dans ma famille, il y a des gens qui souffrent vraiment. Et les suicides, oui, c’est vrai… Donc les agriculteurs, les retraités aussi, on sait de quoi on parle Yves, c’est notre tour maintenant », disait-il en s’adressant à ses confrères avant de poursuivre sur les retraites et sur les difficultés grandissantes des Français à boucler leurs fins de mois.
« C’est tellement concernant, que même nous maintenant, des journalistes, on travaille à la télé, on gagne bien notre vie, on est impactés. Je ne sais pas comment fait le cheminot, je ne sais pas comment fait l’agriculteur, je ne sais pas comment font les autres, parce que si nous, on commence à sentir le vent du boulet, ça veut dire que derrière nous, il y a des gens qui doivent souffrir depuis tellement longtemps. Je m’en veux parce que je ne les ai pas vus souffrir », assumait-il encore.
Le ton de sa voix devant les images filmées par les reporters, hier, était celui du découragement.


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