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Par Louis-Philippe Samson
CAMPS DE JOUR. La Ville de Drummondville réalise actuellement une analyse de ses services de camp de jour avec l’aide de la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT).
Cette étude dresse un portrait de la situation drummondvilloise et compare les pratiques de dix villes comparables en plus d’étudier les impacts financiers et organisationnels. Cette analyse a été commandée alors que la Ville a remarqué une hausse constante de l’enveloppe monétaire ces dernières années.
«On veut voir s’il n’y a pas des voies de passage pour améliorer la gestion de tout ce système, a dit le maire Jean-François Houle. Comment on pourrait avoir des économies d’échelle, voir s’il y a des endroits où on peut l’améliorer ou l’optimiser? On a reçu un premier rapport, mais on a des questions supplémentaires.»
Le rapport soumis au comité exécutif drummondvillois, le 15 septembre dernier, montre une forte croissance du nombre d’enfants nécessitant de l’accompagnement particulier, qui est plus importante que celle observée pour les inscriptions régulières. Le document souligne aussi un taux d’absentéisme élevé, qui avoisine les 25 %. Il présente une importante disparité entre les centres communautaires quant aux façons de faire, aux ratios d’accompagnement et aux modes de financement. D’ailleurs, les coûts liés à l’accompagnement ont connu une hausse majeure depuis 2022 et devraient atteindre les 655 000 $ en 2026.
La firme a montré qu’une variété de modèles de camp de jour existe ailleurs dans la province. Plusieurs municipalités centralisent certaines fonctions, notamment les inscriptions, pour des raisons administratives et légales. Plusieurs villes fonctionnent avec un financement déterminé par enfant et par semaine.
La firme RCGT a présenté trois scénarios à la Ville. Le premier consisterait à conserver la gestion déléguée actuelle, mais en resserrant l’encadrement des organismes partenaires et en optimisant le financement. Le deuxième proposerait la création d’une plateforme unique avec un guichet centralisé et géré par la Ville, incluant des inscriptions hebdomadaires plutôt que saisonnières afin d’optimiser l’occupation des places. Finalement, le dernier mettrait de l’avant une transition vers une gestion municipale complète des camps. Cependant, cette dernière n’est pas recommandée en raison des coûts et des impacts organisationnels qu’elle entraînerait.
La firme recommande à Drummondville de progressivement aller vers le maintien du modèle délégué tout en intégrant certaines mesures de centralisation. L’objectif serait d’améliorer l’encadrement des organismes, la gestion des inscriptions et l’utilisation des ressources, sans bouleverser l’organisation actuelle.
«Il manquait certains détails aux scénarios proposés par Raymond Chabot Grant Thornton, a expliqué Isabelle Duchesne, présidente du comité exécutif, lors de la séance du 21 septembre. Nous leur avons demandé de compléter leur étude et le tout sera de retour en atelier pour être présenté au conseil sous peu. On doit déjà prévoir, pour notre budget 2027, le coût des camps de jour.»
Les membres du comité exécutif sont favorables à la poursuite des travaux visant l’élaboration d’un cahier des charges, l’analyse d’une tarification hebdomadaire, la révision des mécanismes d’évaluation des besoins d’accompagnement et la production d’un comparatif détaillé entre le fonctionnement actuel et le modèle proposé avant de prendre une décision définitive.


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