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Drakkar | Une enquête menée sur le climat de travail

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Une enquête externe sur le climat de travail au sein du Drakkar a confirmé des propos déplacés et homophobes et mené à la mise en place d’un plan d’action.

Un résumé des conclusions de l’enquête, daté du 25 mai et obtenu par Le Manic, fait état de plusieurs éléments corroborés au terme de l’analyse. Il est important de préciser que cette enquête découle d’une plainte logée à la LHJMQ par un ex-employé, Frédérick Roy.

Selon ce document, l’analyse a notamment confirmé une blague déplacée faite au début de l’emploi de Roy, un commentaire inapproprié concernant sa conjointe ainsi que des remarques à caractère sexuel, déplacées et homophobes visant d’autres personnes.

Le document indique que ces comportements sont incompatibles avec les attentes de l’organisation en matière de respect et de professionnalisme et qu’ils contreviennent aux politiques en place.

Il ne permet toutefois pas de déterminer qui étaient les « autres personnes » visées par les remarques. Il n’est donc pas possible d’établir, à partir de ce document, que les propos confirmés sont ceux que Roy affirme avoir entendus au sujet de joueurs.

Questionnée sur le sujet, la présidente du conseil d’administration du Drakkar, Julie Dubé, nuance sa portée, « un dossier d’employé », dit-elle, ayant pris des « proportions vraiment démesurées ». Elle insiste sur le fait que les éléments établis sont des commentaires et non des gestes. 

Au-delà d’un conflit

Le mandat confié à la firme Mallette a été élargi au climat de travail afin de couvrir l’ensemble des éléments soulevés dans la plainte. Six personnes ont été rencontrées.

Le rapport relève des difficultés de communication et de gestion des conflits au sein de l’organisation, dans un contexte de forte pression. Il fait également état d’un manque d’encadrement, de politiques de ressources humaines peu intégrées à la gestion quotidienne et d’enjeux liés au leadership.

Mme Dubé reconnaît qu’une saison difficile a pu contribuer aux tensions. « Tout le monde est sous pression, dans le hockey encore plus », fait-elle valoir.

Le recours à une firme externe n’est pas automatique. Le CA a choisi cette avenue, afin d’éviter tout conflit d’intérêts ou toute apparence de conflit d’intérêts.

Un plan d’action confidentiel

L’enquête a mené à des recommandations et à un plan d’action, jusque-là confidentiels. Le résumé des conclusions indique notamment que les comportements avérés doivent cesser et que des mesures doivent être prises pour prévenir la répétition de situations similaires.

Julie Dubé invoque la confidentialité des dossiers d’employés. Elle confirme néanmoins que des contrats ont été modifiés et que différentes mesures organisationnelles ont été prises. « On éclaircit nos politiques à l’interne. Des rencontres ont été faites, des rencontres de suivi seront aussi faites pour s’assurer du maintien du climat et de ce qu’on souhaite », indique-t-elle.

« Il y a eu une plainte, on l’a gérée sérieusement, on a mis en place les recommandations », résume Mme Dubé.

Sous la supervision de la LHJMQ

Son directeur des communications, Raphaël Doucet, confirme que la plainte a été traitée en vertu de l’article 8 de sa Politique de prévention et de traitement du harcèlement et de la violence.

Le rapport complet a été remis au Drakkar et à la LHJMQ. Les mesures appropriées relevaient ensuite de l’équipe, sous la supervision de la Ligue, précise M. Doucet.

La LHJMQ affirme s’être assurée de leur mise en œuvre et soutient que toutes les recommandations ont été appliquées. Elle considère aujourd’hui le dossier comme clos.

La Ville propriétaire

Le dossier revêt aussi une dimension publique, puisque le Drakkar appartient à la Ville de Baie-Comeau, même si son conseil d’administration demeure autonome dans la gestion de l’équipe.

Le maire Michel Desbiens a confirmé au Manic avoir été tenu informé par Julie Dubé au cours du processus. Il affirme faire confiance « à 100 % » au conseil d’administration et s’est dit satisfait du recours à une firme externe.

Le maire n’a pas demandé de suivi particulier concernant les recommandations, considérant le dossier comme réglé.

Le coût de l’enquête demeure par ailleurs inconnu. Mme Dubé reconnaît que le recours à Mallette a entraîné des frais importants, mais n’a pas dévoilé le montant. Elle précise que cette dépense figurera au budget annuel transmis au conseil d’administration et à la Ville.

Pour Julie Dubé, le processus démontre que la plainte a été prise au sérieux. « Mon avis à moi, c’est qu’on a très bien traité la situation avec respect et rigueur », soutient-elle.

Cette appréciation est également partagée par la LHJMQ et par le maire de Baie-Comeau.

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Anne-Sophie Paquet-T.

Active dans les médias depuis 12 ans, Anne-Sophie Paquet-T a œuvré à la radio et à la télévision comme animatrice, chroniqueuse et reporter terrain. Journaliste... Lire la suite

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