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Donald Trump affirme qu'il rencontrera Kim Jong-un avant la fin de l'année

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Publié le 19 août 2026 à 18:29. / Modifié le 19 août 2026 à 21:13. 3 min. de lecture

Donald Trump a annoncé mercredi qu'il rencontrerait pendant l'année le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, alors que dans le même temps les exercices militaires conjoints lancés lundi par Séoul et Washington ont été écourtés, à sa demande. Ces manœuvres, qui ont commencé lundi, ont vu leur durée réduite de six jours, le Pentagone assurant toutefois préserver les «objectifs» militaires américains.

«Oui, je le rencontrerai», a répondu le président américain, interrogé à propos d'une éventuelle entrevue avec Kim Jong-un avant la fin de l'année, alors qu'il faisait visiter des chantiers en cours à la Maison Blanche à quelques journalistes. Cette rencontre, qui serait la quatrième entre les deux hommes, pourrait selon plusieurs observateurs avoir lieu en novembre en marge du sommet de l'Apec (Coopération économique de l'Asie-Pacifique) en Chine.

Les deux dirigeants entretiennent une relation privilégiée

Depuis son premier mandat (2017-2021), Donald Trump se targue d'avoir une relation privilégiée avec Kim Jong-un, dont le pays est considéré comme une menace majeure pour la sécurité des Etats-Unis par le renseignement américain.

Cette relation est revenue sur le devant de la scène quand le président américain a décidé dimanche d'écourter des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, qui selon lui envoyaient «un signal totalement inapproprié et hostile» à Pyongyang.

Lire aussi: La Corée du Sud voit l’allié américain regarder vers le Nord

Kim Yo-jong, sœur influente du leader nord-coréen, a affirmé mercredi qu'elle n'était «pas du tout au courant» d'une quelconque communication entre son frère et Donald Trump, contrairement à ce qu'a évoqué le président des Etats-Unis. Tout en soulignant que les relations entre eux restaient «excellentes», elle a ajouté que la décision de Donald Trump concernant ces manœuvres «ne mérite pas d'être commentée» et qu'elle est «dénuée d'intérêt», selon un communiqué.

Donald Trump a aussi livré, mercredi, une estimation officielle inhabituelle et très précise de l'arsenal nucléaire nord-coréen, estimant que le pays était doté de «57 armes nucléaires». «Cela n'aurait jamais dû arriver. (...) Si j'avais été président, je ne l'aurais pas permis», a ajouté le dirigeant républicain. La Corée du Nord n'est pas reconnue officiellement comme une puissance nucléaire par les Etats-Unis.

Exercices militaires écourtés entre les Etats-Unis et la Corée du Sud

L'armée sud-coréenne a précisé que les exercices avec les forces américaines, prévus initialement jusqu'au 27 août, se termineraient dès vendredi. Ce changement de posture constitue un revers de taille pour Séoul, allié historique des Etats-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu auprès de l'AFP que cette décision était «inhabituelle».

Dans un communiqué, l'état-major interarmées sud-coréen a annoncé «ajuster la durée de l'exercice UFS» (Ulchi Freedom Shield) à la suite d'une «suggestion de la partie américaine». Le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Cho Hyun a expliqué devant le Parlement mercredi que Séoul n'avait pas été prévenu au préalable de la décision d'écourter les exercices.

Les Etats-Unis entretiennent un contingent de 28 500 militaires en Corée du Sud, un de leurs principaux déploiements en Asie. Une partie d'entre eux devait être mobilisée au côté de 18 000 militaires sud-coréens pour ces exercices. «La suspension des exercices conjoints a toujours été une condition préalable pour que la Corée du Nord s'engage dans un dialogue avec les Etats-Unis», observe pour l'AFP Park Won-gon, professeur à l'université Ewha. Aussi, cette «réduction pourrait avoir un impact positif» en ce sens, estime-t-il.

Lire aussi: La Corée du Nord prête à «bien s’entendre» avec Washington mais rejette les avances de Séoul

Tensions latentes entre le Nord et le Sud

Mercredi, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a répété que les manœuvres «posent la menace la plus immédiate et la plus franche» à la Corée du Nord, pays fermé qui est techniquement toujours en guerre avec le Sud. Les deux parties de la péninsule n'ont pas signé de traité de paix à l'issue de leur conflit de 1950-1953. Pyongyang avait procédé à des essais de missiles à l'approche de ces opérations.

Dans ce contexte, la Chine, un des principaux alliés de Pyongyang, a confirmé mercredi que son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, se rendrait mercredi à Séoul pour y rencontrer le président Lee. Pékin a par le passé régulièrement affiché sa volonté de tempérer son allié nord-coréen, mais Pyongyang joue de plus en plus de ses liens renforcés avec Moscou, selon les observateurs.

Lire aussi: Entre alliance historique et escalade nucléaire: pourquoi Xi Jinping rend visite à Kim Jong-un
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