Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Entre 2 000 et 3 000 personnes « survivent » toujours dans des lieux de vie informels étalés sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre, selon plusieurs associations et ONG.

Un camp de fortune à Loon Beach, à Dunkerque, près de Calais, en France, le 25 novembre 2021. Un camp de fortune à Loon Beach, à Dunkerque, près de Calais, en France, le 25 novembre 2021.

Vingt et une associations et ONG, dont Utopia 56, Médecins sans frontières, L’Auberge des migrants ou encore Human Rights Observers, commémorent ce week-end les dix ans du démantèlement de la « jungle » de Calais, qu’elles qualifient d’« illusion ». Des camps de fortune de migrants tentant de rejoindre l’Angleterre ont poussé dans la zone de Calais depuis les années 1990. En 2016, le principal site, surnommé la « Jungle », abritait jusqu’à 10 000 personnes, selon des estimations d’associations.

L’événement organisé de vendredi soir à dimanche vise à commémorer le « triste anniversaire » de son démantèlement à travers plusieurs tables rondes, expositions et des rencontres avec d’anciens habitants du bidonville qui viendront témoigner.

Aujourd’hui, selon les organisations signataires du communiqué, entre 2 000 et 3 000 personnes « survivent » toujours dans des lieux de vie informels étalés sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre. Les démantèlements de ces campements par les forces de l’ordre sont fréquents, puis ceux-ci réapparaissent quelques kilomètres plus loin.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les vestiges de la « jungle » de Calais

Les conditions de vie sur place y sont « indignes » et « ne cessent de s’aggraver, sous les effets des contrôles et des expulsions répétées, et ont des effets dévastateurs sur la santé physique, mentale et la situation sociale » de ces femmes, hommes et enfants, déplorent les organisations dans leur communiqué.

« Faute de voies sûres et légales pour rejoindre le Royaume-Uni », les migrants tentent régulièrement des traversées clandestines sur des embarcations de fortune, au péril de leur vie. Depuis 2016, 338 personnes sont mortes dans ces tentatives, selon les organisations.

Plus de 213 500 personnes sont arrivées en Angleterre en traversant clandestinement la Manche, selon les données officielles britanniques. Les rassemblements antimigrants, parfois violents, sont devenus réguliers au Royaume-Uni, où les arrivées depuis la France sont un sujet central dans le débat politique, qui a notamment alimenté la montée du parti anti-immigration Reform UK.

Le Monde avec AFP