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S’il est élu le 25 octobre, Flavio Bolsonaro entend notamment restreindre la démarcation de nouvelles terres indigènes, encourager la production de pesticides et l’exploitation minière, pétrolière et gazière.

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Le pont Jornalista Phelippe Daou est enveloppé par la fumée d’incendies de forêt à Manaus, dans l’Etat d’Amazonas (Brésil), le 9 octobre 2026. Le pont Jornalista Phelippe Daou est enveloppé par la fumée d’incendies de forêt à Manaus, dans l’Etat d’Amazonas (Brésil), le 9 octobre 2026.

La seule perspective d’un retour de l’extrême droite au pouvoir a déjà fait remonter la tension en Amazonie. Peu après le premier tour de l’élection présidentielle du 4 octobre, qui a vu Flavio Bolsonaro, le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023) arriver en tête avec 47 % des votes, contre 45 % pour le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, les menaces d’invasion de terres indigènes se sont multipliées. Des incendies, soupçonnés être d’origine criminelle, ont aussi gagné la forêt tropicale, frappée par la sécheresse provoquée par El Niño.

De quoi alimenter les craintes qu’une victoire de Flavio Bolsonaro au second tour le 25 octobre ne marque le retour de l’impunité qui prévalait dans la région sous la présidence de son père. Si le candidat promet de mettre fin à la déforestation illégale d’ici 2029, cet engagement est peu crédible. Comme son père, Flavio Bolsonaro défend l’affaiblissement des organismes environnementaux et indigénistes. Une dévitalisation qui avait entraîné la destruction de 40 000 kilomètres carrés de forêt et l’invasion de la terre indigène Yanomami par quelque 20 000 orpailleurs clandestins sous le mandat de Jair Bolsonaro.

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