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Par Guyonne de Montjou envoyée spéciale à Bâle (Suisse), pour Le Figaro Magazine
Le 6 juin 2026 à 09h00
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PORTRAIT - L’architecte suisse de 76 ans et son associé Pierre de Meuron doivent livrer l’année prochaine l’un des plus hauts édifices de la capitale française. Après dix-huit années de blocages et de polémiques, ce visionnaire n’a jamais douté qu’il y parviendrait.
Sa silhouette glisse dans la pièce. Jacques Herzog retire son bonnet jaune vif, découvre un crâne lisse et s’installe face à la baie vitrée. L’auteur de plus de 340 projets réalisés dans le monde, menés avec son ami d’enfance Pierre de Meuron, est un septuagénaire sportif. « Je me souhaite une vie éternelle en bonne santé », sourit-il lorsqu’on lui demande de décrire son vœu le plus cher.
Sur l’autre rive du Rhin, les deux tours Roche caressent les nuages. Gratte-ciel les plus élevés de Suisse, érigées à 200 mètres de hauteur il y a une dizaine d’années, peut-être bientôt au nombre de trois, ces tours symbolisent le rôle clé de l’industrie pharmaceutique pour Bâle. C’est lui qui les a imaginées et conçues. Dans la chaleur de l’après-midi, Herzog cherche ses mots en français, sa langue maternelle un peu rouillée : « Je crois que ce sera très beau, la tour Triangle, commente-t-il à propos du chantier qu’il achève dans le 15e arrondissement de Paris. Avec sa forme singulière et iconique…


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