NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La nomination le 16 juin de Kristi Noem, l’ancienne secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, comme conseillère stratégique d’une entreprise minière basée à Vancouver, NovaRed Mining, a mis en lumière une jeune pousse. Toutefois, cette décision attire aussi l'attention, selon des experts, sur une société dont les ambitions suscitent de nombreuses interrogations.
Comment [l'ancienne] secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis a-t-elle fini par se laisser convaincre par cette petite société minière? s’interroge John Steen, directeur de l'Institut de recherche Bradshaw sur l'exploitation minière et les minéraux à l'Université de Colombie-Britannique (UBC).
NovaRed est une entreprise émergente qui n’a pas encore effectué d'activité minière et qui utilise une technologie géospatiale appuyée par l'intelligence artificielle (IA) pour identifier des sites miniers potentiels d’or et de cuivre dans l’intérieur de la province. La société dispose d’un peu plus de 49 000 $ de liquidité et possède des contrats d’option dans deux projets miniers, à un peu plus de 300 km de Vancouver.
Mme Noem a été limogée par le président américain Donald Trump en mars, après des mois de polémique liée à sa gestion des opérations de l'Agence fédérale de contrôle de l'immigration (ICE). M. Trump l'a ensuite nommée envoyée spéciale auprès du Bouclier des Amériques.

La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, lors du tournage d'une publicité au mont Rushmore.
Photo : dhs.gov/Tia Dufour
Dans un communiqué annonçant sa nomination, le directeur général de NovaRed souligne l’expérience exceptionnelle de Mme Noem ainsi que sa connaissance des facteurs politiques, réglementaires et économiques qui influencent les investissements dans les infrastructures.
Kristi Noem n’est pas la seule personnalité américaine de premier plan à avoir rejoint le conseil consultatif de NovaRed.
Au cours des six derniers mois, d’autres ont rejoint le conseil de NovaRed à titre de conseillers ou conseillères stratégiques.
Entre avril et juin, deux anciens militaires, Mark A. Calabrese, un colonel à la retraite des services de renseignement militaires de l'armée américaine, et Phil Ehr, commandant à la retraite de la marine américaine, ont rejoint le conseil.
J'ai rejoint l'équipe en avril, cela m'a intrigué du point de vue de la sécurité nationale, explique M. Ehr.
Mais la nomination de Kristi Noem a surpris Phil Ehr, qui affirme ne pas avoir été consulté.
Il a par la suite quitté le conseil en juillet.
Les insultes répétées de Mme Noem à l’encontre du Canada et des communautés des Premières Nations des deux côtés de la frontière constituent autant de problèmes supplémentaires qui rendent impossible tout partenariat avec elle dans le secteur privé, ajoute celui qui tentera en novembre de briguer de nouveau le siège du 28e district de Floride à la Chambre des représentants.

L'ancienne députée Debbie Mucarsel-Powell, démocrate de Floride (à gauche), s'exprime lors d'une conférence de presse aux côtés du commandant de la Marine (à la retraite) Phil Ehr au Memorial Cubano, dans le parc Tamiami, le mercredi 18 octobre 2023, à Miami.
Photo : Associated Press / Wilfredo Lee
En règle générale, on trouve au sein du conseil d'une entreprise de ce type des ingénieurs des mines, des géologues, ainsi que des personnes ayant de l'expérience dans la mise en place d'un projet de ce genre, fait remarquer Elizabeth Steyn, vice-doyenne des programmes de troisième cycle et des formations professionnelles à la Faculté de droit de l'Université de Calgary.
Mme Steyn s'est spécialisée en droit minier et a été titulaire de la bourse Cassels Brock en droit minier et financier à la Faculté de droit de l'Université Western.
Elle croit que cela distingue NovaRed d’autres jeunes pousses et envoie un message plus stratégique au marché.
Une autre personnalité proche de l’administration Trump
À la fin de juin, Katie Zacharia, une commentatrice politique, avocate et conseillère en communications pour Truth Social, qui a été aussi brièvement porte-parole du département de la Sécurité intérieure, a également rejoint NovaRed en tant que conseillère stratégique.

Katie Zacharia aux côtés de Jesse Watters, sur le plateau de la chaine américaine Fox News.
Photo : image tirée du compte instagram de Katie Zacharia
Pour Mme Steyn, ces nominations permettent à NovaRed de transmettre un message précis destiné au marché, particulièrement américain, et se placer pour devenir un acteur stratégique.
[Kristi Noem] est une personnalité très connue, quelqu’un qui a des relations politiques. Ils mettent vraiment l’accent sur les minéraux stratégiques, l’intelligence artificielle, la défense militaire, la sécurité et la sécurité nationale. C’est intéressant de la part d’une entreprise qui n’a même pas encore fait de découverte géologique.
Le site de NovaRed mentionne également que l’entreprise veut élargir son approche d'exploration fondée sur les données afin de faciliter la détection de l'uranium. Une exploration interdite en Colombie-Britannique depuis 2008, mais permise dans d’autres provinces.
L’uranium, c’est un peu la saveur du mois, compte tenu des pénuries d'énergie auxquelles nous sommes confrontés, croit M. Steen.
Un minerai et une course stratégique
Le cuivre est un matériau hautement stratégique. Nous allons avoir besoin d'énormes quantités de cuivre pour la transition énergétique, pour la transition numérique, ainsi que pour la sécurité nationale, c'est-à-dire pour les applications militaires, précise Elizabeth Steyn.
Et la course pour extraire ce minerai précieux est déjà engagée.
Le cuivre est mentionné dans un décret présidentiel visant à accélérer son utilisation ou son intégration dans le complexe industriel de la défense et de la sécurité nationale, précise M. Ehr.
Il existe une réelle pression pour trouver ce minerai plus rapidement et à moindre coût, souligne Bushan Gopaluni, qui enseigne un cours sur l’IA et l’exploitation minière à l’UBC.
Et, selon Phil Ehr, les États-Unis et le Canada ont un rôle à jouer.
Nous sommes en concurrence avec la Chine dans les domaines de l'IA et du cuivre. Nous avons besoin d'un accès plus facile et plus rapide au cuivre pour mener à bien nos projets économiques. Par nous, j'entends les États-Unis et le Canada.
Pour M. Ehr, il est préférable pour les États-Unis de s’approvisionner auprès d’instances sûres, comme les États-Unis, la Colombie-Britannique et le Canada.
Et la Colombie-Britannique compte aussi rentrer dans cette course aux minéraux critiques. Ainsi, en septembre 2024, la province a lancé sa stratégie sur les minéraux critiques, particulièrement le cuivre et le nickel. L’un des pans de cette stratégie consiste à accélérer l’obtention de permis.
Pas encore de permis
Mais pour se lancer dans la recherche de ce minerai précieux, NovaRed doit justement détenir un permis de forage de la province.
NovaRed détient des options dans deux projets miniers, Wilmac et Lamont, à proximité de la mine de Copper Mountain, une exploitation à ciel ouvert de cuivre, d'or et d'argent.
Après vérification auprès du ministère des Mines et des Minéraux critiques, un permis d'exploitation pour le projet minier Lamont est en attente d’approbation.
La propriété Wilmac ne dispose d’aucune autorisation pour des travaux de terrassement mécanisés ou de forage en 2026, précise le ministère par écrit à la mi-juin.
Sur son site, NovaRed Mining dit espérer obtenir un permis de forage d'ici l'automne.
Qu’est-ce qu’un contrat d’option dans une mine?
Un contrat d’option permet à une entreprise de signer une entente avec le propriétaire d’une mine en échange de parts, sans devoir engager de capitaux initiaux massifs comme lors d'un achat classique. C'est une pratique courante pour les jeunes entreprises du secteur minier : elle leur permet de consacrer leur capital directement à l’exploration, plutôt que d’acheter le terrain à l'avance.
NovaRed souhaite rassembler sur une plateforme d’IA des informations géologiques et minières provenant de différentes bases de données publiques et privées. Une possibilité qui enthousiasmait Phil Ehr, avant son départ du conseil.
Mon conseil à leur intention est de continuer à aller de l'avant et à utiliser les nouvelles technologies qu'ils introduisent dans le secteur minier, en particulier l'analyse des mégadonnées par l'intelligence artificielle, ajoute-t-il.
L'exploitation minière à l’aide de modèle d’intelligence artificielle est un phénomène qui prend de l’ampleur et qui permettrait de réduire les délais de recherche de minerai, selon M. Gopaluni. Cependant, rappelle-t-il, tout modèle aussi prometteur doit passer le test de la géologie.
Des acteurs développent des modèles d'IA en vue de leur application dans différents secteurs industriels [...] Il nous faut encore attendre la validation et les résultats concrets. Mais l'opportunité est bien réelle.
Un avis que partage Mme Steyn : En fin de compte, la géologie déterminera si c'est faisable. Ils doivent encore découvrir [ces minerais].
Un élément que soulève aussi un communiqué de presse de l’entreprise du mois de mars : les résultats de la plateforme dépendent de la disponibilité, de la qualité et de la cohérence des sources de données sous-jacentes, ainsi que des hypothèses et des paramètres appliqués dans l’algorithme, et elles pourraient ne pas refléter avec précision le potentiel minéral réel.
Un besoin de fonds
En date du 30 avril, NovaRed disposait d’un peu moins de 49 000 $ de trésorerie, soit une forte baisse par rapport aux 477 000 $ enregistrés au 31 juillet de l’année dernière. Le total de son passif s’élevait à 210 000 $.
NovaRed s'attend à des dépenses importantes liées à l’exploration de minerais. Un récent rapport financier disponible sur Sedar+ précise que l'entreprise ne prévoit pas d’avoir de revenu dans le futur proche.
Une telle situation est normale pour de nombreuses jeunes entreprises du secteur, croit Elizabeth Steyn.
La société pourrait avoir besoin de fonds supplémentaires et dépendra de sa capacité à obtenir un financement par capitaux propres et/ou par emprunt, dont la disponibilité ne peut être garantie, précise un document déposé par l’entreprise sur la plateforme en accès libre.
Il me semble donc que soit les dirigeants sont extrêmement confiants, soit ils souhaitent signaler au marché qu’ils sont extrêmement sûrs d’avoir trouvé quelque chose, conclut Mme Steyn.
Radio-Canada et CBC ont tenté à plusieurs reprises de contacter l’entreprise, en vain.
Après l’annonce de la nomination de Kristi Noem, l’action de l'entreprise est passée de 1,35 $ à plus de 2 $. En date du 14 juillet, l’action frôlait 0,7 $.
Ils disent qu'ils vont bientôt commencer à forer. Mais comment le cours de l'action a-t-il pu passer de 0,10 $ à 2 $ en un an sans aucun résultat de forage?
Le cours de l'action n'est pas déterminé par la géologie, mais par d'autres facteurs, croit M. Steen.
Mme Steyn entrevoit une tendance de nombreuses entreprises du secteur minier à faire des paris financiers.
On dit souvent dans ce milieu qu’en fin de compte, seul un projet sur 1000 aboutit. Donc, si vous parvenez à choisir le bon, vous touchez le gros lot, ajoute-t-elle.
Avec des informations de Lauren Vanderdeen


3 hour_ago
15



























.jpg)






French (CA)