NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Des dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique dénoncent les déclarations faites par un candidat conservateur provincial lors d'un débat sur l'île de Vancouver, les qualifiant de « profondément racistes », et réclament que le parti se rétracte publiquement.
Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, on aperçoit le candidat conservateur dans Juan de Fuca–Malahat, Mike Hicks, parlant dans un micro.
L’extrait du débat publié sur les réseaux sociaux commence à un moment où Mike Hicks semble revenir sur l’établissement des premiers colons européens dans la province et leurs impératifs économiques.
Dans la foulée, il dit : il faut que les Premières Nations soient conquises…, mais il est interrompu par l’animateur du débat avant de pouvoir se rendre au bout de sa pensée.
Il demande ensuite s’il peut se reprendre et finir [sa] phrase, ce que l’animateur lui accorde.
Mike Hicks poursuit : En droit, il faut conquérir ou signer un traité avec les Premières Nations. On venait d’arriver, on s’est établi et on n’a rien fait de tout ça. C’est pour cela que l'’on doit avoir ces traités… et qu’on va les avoir.
Radio-Canada n'a pas pu vérifier de manière indépendante la source originale de la vidéo, le moment exact de son enregistrement, ni les propos tenus avant ou après.
Le Conseil des leaders des Premières Nations (FNLC), qui regroupe des dirigeants de l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, du Sommet des Premières Nations et de l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique (UBCIC), a publié un communiqué vendredi pour dénoncer vivement ces propos.
Un tel langage évoque une histoire violente de colonialisme, de dépossession et de tentatives d'assimilation, et témoigne d'attitudes profondément troublantes envers les peuples des Premières Nations.
Le grand chef Stewart Phillip, président de l'UBCIC, a fustigé un racisme colonial flagrant . Il affirme que le candidat donnait écho à la notion grave et dangereuse de mobiliser les forces militaires canadiennes pour conquérir les Premières Nations .
Des propos sortis de leur contexte, selon le candidat
Dans une réponse publiée sur le compte X du Parti conservateur de la Colombie-Britannique au nom de Mike Hicks, ce dernier affirme que la séquence a été sortie de son contexte.
J'expliquais maladroitement, dans un cadre historique, comment la Colombie-Britannique s'est retrouvée dans sa situation actuelle sans traités conclus , soutient-il.
Je ne défendais pas la façon dont les choses ont été gérées à l'époque, bien au contraire. C'était clairement une erreur pour la Colombie-Britannique de ne pas négocier de traités avec les Premières Nations il y a plus d'un siècle, comme cela s'est fait ailleurs au Canada.
M. Hicks soutient qu'il plaidait expressément en faveur de la conclusion de traités modernes.
Les partis rivaux s'indignent
Cette défense n'a pas suffi à apaiser la scène politique.
Le candidat néo-démocrate dans la circonscription, Dana Lajeunesse, a répliqué que le mot conquérir porte une histoire longue et douloureuse qui n'a aucune place aujourd'hui, ajoutant que les électeurs méritent un représentant qui rassemble la communauté plutôt que de la diviser.
De son côté, la cheffe du Parti vert, Emily Lowan, a formellement demandé à la direction conservatrice de retirer l'investiture de Mike Hicks. Elle estime qu'il ne s'agit pas d'un simple dérapage isolé, mais bien d'une tendance problématique au sein de la formation politique.


4 hour_ago
24



























.jpg)






French (CA)