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Des fonctionnaires inquiets de la présence possible d’amiante au Complexe Guy-Favreau

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Le syndicat qui représente 2500 fonctionnaires fédéraux qui travaillent au Complexe Guy-Favreau, au centre-ville de Montréal, exige de voir les rapports d'analyse complets en ce qui concerne la présence potentielle d'amiante dans cet édifice.

Bien que le gouvernement fédéral ait fait savoir que les tests récents n'ont pas démontré la présence d'amiante, l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), section Québec, ne veut pas se contenter de le croire sur parole : elle insiste pour avoir accès aux rapports complets à ce sujet.

La présence potentielle d'amiante est devenue un sujet d'inquiétude chez ces fonctionnaires fédéraux depuis qu'un autre syndicat, l'Association des juristes de justice, a révélé à la fin du mois de mars qu'un employeur l'avait informée que la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avait établi que l'exposition à de l'amiante au Complexe Guy-Favreau à Montréal était liée à un problème de santé grave dont souffre un employé du ministère de la Justice ayant travaillé dans ce complexe.

Ça a éveillé certaines craintes; ça a mis le feu aux poudres, a indiqué en entrevue Sébastien Paquette, vice-président exécutif régional de l'AFPC pour le Québec.

Le syndicat a donc organisé une séance d'information pour ses membres au Complexe Guy-Favreau mercredi midi.

Il y a un cas. Mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait? Nous, on est prêts à collaborer avec l'employeur. S'il nous démontre que les tests de l'air sont faits correctement, en collaboration, puis qu'il n'y a pas de danger, eh bien, la question est réglée, a affirmé M. Paquette.

Mais entre-temps, si, nous, on n'a pas de confirmation, on ne peut pas dire à nos membres : "C'est correct, vous allez vous exposer." Non. On demande qu'ils soient en télétravail en attendant.

Ce que dit le Code canadien du travail

Le Code canadien du travail prévoit que l'employé a le droit d'être informé de tous les risques connus ou prévisibles présents dans son lieu de travail et de bénéficier de l'information, de la formation, de l'entraînement et de la supervision nécessaires à la protection de sa santé et de sa sécurité.

Il précise également que par l'entremise du comité d'orientation, du comité local ou du représentant en matière de santé et de sécurité, l'employé a le droit d'accéder aux rapports de l'État ou de l'employeur sur la santé et la sécurité des employés, mais non aux dossiers médicaux de qui que ce soit, sauf si la personne concernée y consent.

Or, M. Paquette soutient que l'employeur ne collabore pas avec les comités paritaires chargés de veiller aux questions de santé et de sécurité au travail.

Invité à commenter, le cabinet du ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Joël Lightbound, n'avait pas encore réagi au moment de publier ces lignes.

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