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La traditionnelle course Polycourons a eu lieu jeudi, à l'école secondaire La Découverte de Saint-Léonard-d'Aston, pour une 44e année. L’événement sert à recueillir des fonds au profit de la Fondation Terry Fox pour soutenir la recherche sur le cancer. La course permet aussi à des centaines d’élèves de repousser leurs limites.
C’est le cas notamment de Noémie Leduc. Mes jambes étaient sur le point de lâcher, mais j’ai continué, lâche-t-elle encore tout essoufflée de la course de 2 kilomètres qu’elle vient de terminer.
La jeune fille de 10 ans raconte que c’est le souvenir de son grand-oncle qui est mort du cancer qui l’a fait tenir. J’avais l’impression qu’il me donnait de la force aujourd’hui, confie-t-elle.

Alicia Leduc a couru 2 kilomètres au Polycourons.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
C’est la même motivation qui a animé Alicia Leduc, qui tenait à terminer le parcours d’un kilomètre en l'honneur de sa mamie, décédée du cancer du pancréas.
Même si j’avais mal aux jambes, j’ai continué en l’honneur de ma grand-mère.
Parmi la foule de 1200 coureurs, plusieurs dizaines portaient un chandail blanc sur lequel ils avaient inscrit le nom de leurs proches touchés par le cancer. C’est important de les avoir sur le dos, raconte Ély Raiche, qui avait écrit une dizaine de prénoms. Ça m’a motivé, j'ai pensé à eux et j'ai couru plus vite !, s'exclame-t-il fièrement.

Sur leur chandail blanc, les élèves pouvaient écrire le nom des proches touchés par le cancer.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
Un modèle pour motiver les jeunes
Pour encourager les élèves cette année, le Gaspésien d’origine, Maxime D’Astous, a accepté d’être le président d’honneur de l’événement. C’est en Mauricie que la vie de Maxime a basculé il y a bientôt 9 ans.
Il a été plongé dans le coma à la suite d’un grave accident de la route, sur l’autoroute 40 près de Trois-Rivières. À son réveil, les médecins doutaient qu’il puisse marcher à nouveau.
Quand je me suis réveillé, on m'a dit que je ne remarcherai probablement plus jamais de ma vie. Huit mois plus tard, je faisais une course d’un kilomètre, se remémore-t-il.
Après plusieurs années de réadaptation, il enchaîne aujourd’hui les marathons et les courses longue distance.
Le sport m’a redonné la vie, c’est tout simplement ça.

Maxime D'Astous a accepté d'être président d'honneur de la course Polycourons 2026.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
C’est un honneur pour lui d’avoir été invité à présider le Polycourons. Il confie vouloir être un espoir pour les jeunes et les encourager à poursuivre leurs rêves.
Si ton rêve, c’est de courir 50 mètres, de devenir médecin, de travailler dans une bibliothèque, de devenir pompiste ou garagiste, de gagner une coupe Stanley, il faut croire en soi et ça va se réaliser !, lance ce dernier.
C'est d'ailleurs l'objectif du rendez-vous sportif, selon Marie-Josée St-Onge, l'organisatrice de la course. L'enseignante d'anglais à l'école La Découverte estime que, dans n'importe quelle distance (1, 2, 4 ou 8 kilomètres), Polycourons offre aux élèves l'opportunité de se dépasser.
C’est important de montrer aux jeunes de persévérer malgré certaines difficultés.
Elle est convaincue que ce genre d’initiative permet d’enseigner aux élèves des valeurs comme l’empathie, la détermination et le dépassement de soi. D’autant plus qu’elle remarque que de plus en plus de jeunes sont confrontés à la maladie au sein de leur entourage.
Maintenant, tout le monde est concerné, admet-elle, émue.
La course Polycourons, qui existe depuis 1981, est associée à la fondation Terry Fox depuis 17 ans. Plus de 135 000$ ont été amassés depuis pour la recherche contre le cancer.


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