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L’érosion des berges et ses conséquences environnementales et économiques touchent de nombreuses communautés côtières, que ce soit au Nouveau-Brunswick, au Québec ou encore à l’Île-du-Prince-Édouard. Pendant plusieurs jours, leurs représentants sont rassemblés à Shippagan pour partager leurs expériences et pistes de solutions.
C’est pour obtenir le retour d'expériences d'autres communautés confrontées aux même défis que l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick a organisé un forum sur le littoral, en fin de semaine à Shippagan.
L’idée, c’est justement de s’inspirer, de voir ce qui se fait ailleurs, voir qu’est-ce qu’on peut copier dans certaines situations ou qu’est-ce qui serait justement à éviter, explique l’un des organisateurs de ce forum, Marcel Vienneau.
Parmi la centaine de personnes qui ont participé à cette rencontre de trois jours, des élus de la Péninsule acadienne, mais aussi les maires de Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, de Sainte-Flavie et de Maria au Québec.
Toutes ces communautés font face à des défis semblables et importants d’érosion côtière et tous partagent que l'autre difficulté de taille c'est le financement.

Le président de l'Association francophone des municipalités du N.-B., Yvon Godin, en compagnie des maires de maria, Patricia Chartier, et de Sainte-Flavie, Jean-François Fortin.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Des solutions qui coûtent très cher
Car si des solutions existent, elles coûtent très cher. Les municipalités ne peuvent financer à elles seules des projets d’ensablement, de recharge de plage - une technique qui vise à ajouter des sédiments sur une plage dans le but de compenser l’érosion et de renforcer la plage naturelle - et de relocalisation des résidences qui ont coûté quelque 30 millions de dollars pour des municipalités comme Maria ou Sainte-Flavie.

Le maire de Charlottetown, Philip Brown, discute avec Dave Brown, directeur général de la Ville d'Île-de-Lamèque.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Heureusement, le gouvernement québécois et Ottawa ont pu leur venir en aide en finançant en grande partie les travaux.
On a fait une recharge de plage quand même importante dans le cœur du village avec 22 000 voyages de camion en période névralgique, a raconté le maire de Sainte-Flavie, Jean-François Fortin.
C’est la même baie des Chaleurs
Ces régions côtières, comme celles du Nouveau-Brunswick, font face à des tempêtes de plus en plus fortes qui viennent endommager des routes, des infrastructures municipales, des résidences et des commerces, note la mairesse de Maria, Patricia Chartier.
Nous à Maria, on a fait une recharge de plage de 2,4 kilomètres. On a aussi un secteur où on va délocaliser des résidences, stipule-t-elle.

Les participants au Forum du littoral à Shippagan ont écouté attentivement les intervenants invités.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Ces deux villages québécois ont accepté de partager leurs expériences avec l'espoir de venir en aide aux communautés néo-brunswickoises qui vivent des problématiques environnementales semblables.
C’est la même baie des Chaleurs, c’est un peu la même problématique. Je pense qu’il y a des solutions qui seraient applicables, croit la mairesse de Maria.
Les résultats de ce forum serviront notamment aux municipalités côtières francophones du Nouveau-Brunswick à identifier leurs défis et de les présenter aux gouvernements afin d’obtenir du financement pour des projets de conservation des berges.


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