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Plusieurs centaines de travailleurs externes de Metro Vancouver ont été appelés à cesser le travail, lundi matin, a annoncé le Syndicat des employés du district régional du Grand Vancouver (GVRDEU), alors que les négociations avec Metro Vancouver piétinent.
Les grévistes sont appelés à se rassembler devant le bureau central de Metro Vancouver, à Burnaby. Seuls les employés dits essentiels travailleront, annonce le syndicat dans un communiqué.
Nos membres sont en colère et frustrés, car après 17 mois sans convention collective, la direction de Metro Vancouver continue d’ignorer les revendications d’employés de première ligne qui assurent un service important dans toute la région, dit Jesse Medeiros, le président du GVRDEU, dans un communiqué.
Bill Tieleman, porte-parole du GVRDEU, justifie la décision du syndicat de durcir le mouvement de grève. L'employeur n'a cessé de gagner du temps et d'imposer des conditions préalables pour revenir à la table des négociations », a-t-il expliqué.
Nous avons donc intensifié nos actions de grève depuis avril, en commençant par un refus de faire des heures supplémentaires, puis en organisant des grèves tournantes, mais cela n'a pas fait bouger l'employeur, a ajouté Bill Tieleman.
Jesse Medeiros assure que le grand public pourra noter les effets immédiats du retrait des employés dits non essentiels, notamment dans les parcs régionaux Grouse Mountain, Derby Reach et Deas Island, mais aussi dans les usines de traitement des eaux usées.
Dans un communiqué publié vendredi, le GVRDEU dit qu’il décidera, dans les jours à venir, de combien de temps cette grève à grande échelle durera, ainsi que les autres actions à entreprendre.
Des questions cruciales font toujours l'objet de désaccords, notamment en matière de santé et de sécurité, de sous-traitance, ainsi que de recrutement et de fidélisation des travailleurs qualifiés, précise Jesse Medeiros.
L'employeur a posé un certain nombre de conditions préalables pour reprendre les négociations, en précisant que si les propositions qu'il avait présentées auparavant et que nous avions rejetées ne sont pas acceptées, il ne reviendra pas à la table des négociations. Ce n'est pas ça, négocier, c'est capituler.
De son côté, dans un courriel envoyé à CBC News, Metro Vancouver dit respecter le droit à une action syndicale légale et s’engage à conclure un accord équitable et durable.
Il précise que les services essentiels ne seront pas impactés par l'action syndicale.
Metro Vancouver reste disposé à reprendre les négociations avec l’aide d’un médiateur. Nous avons proposé 10 dates supplémentaires pour reprendre les négociations, et cinq ont été déclinées par le syndicat.
Metro Vancouver assure que sa dernière offre inclut une augmentation des salaires de plus de 10 % sur trois ans », ce qui, selon lui, « est conforme aux autres conventions collectives négociées récemment dans la région.
Avec des informations de Tanya Fletcher et Cory Correia


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