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Des chercheurs ont filé de la cocaïne à des souris pour voir un peu ce que ça faisait

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Une seule exposition à la cocaïne pourrait suffire à provoquer des modifications durables dans le cerveau. C'est ce que suggère une étude présentée lors du Forum 2026 de la Fédération des sociétés européennes de neurosciences (FENS) et relayée par 404 Media.

Les chercheurs –qui avaient choisi de mener leur expérience sur des souris– ont observé que cette drogue, consommée par environ 25 millions de personnes dans le monde, pourrait altérer le fonctionnement interne des neurones impliqués dans le système de récompense, appelés neurones dopaminergiques. Ces changements pourraient jouer un rôle-clé dans le développement de l'addiction.

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Si certaines personnes deviennent dépendantes dès la première prise, la majorité développe une addiction après des expositions répétées. Bien que les mécanismes chimiques de la cocaïne soient relativement bien connus, ses effets profonds sur le génome des neurones restent encore mal compris.

L'équipe dirigée par la biologiste Ana Pombo a cherché à savoir si une première exposition pouvait laisser une trace (sans mauvais jeu de mots) durable dans le cerveau. Jusqu'à présent, très peu d'études avaient exploré les effets à moyen terme, notamment au-delà de quelques jours.

Une blessure silencieuse

Pour cela, les scientifiques ont comparé les neurones de souris exposées à la cocaïne avec ceux d'un groupe témoin. Ils ont utilisé une technique appelée cartographie de l'architecture du génome, qui permet d'analyser l'organisation spatiale de l'ADN à l'intérieur des cellules.

Les résultats montrent que des modifications apparaissent dès 24 heures après l'exposition. Plus surprenant encore, certaines de ces altérations persistent au moins deux semaines. Cela suggère qu'une seule prise pourrait laisser une empreinte durable, susceptible de renforcer la réponse addictive lors d'une exposition ultérieure.

Les chercheurs décrivent ce phénomène comme une sorte de «blessure silencieuse». En apparence, le cerveau continue de fonctionner normalement, mais il serait en réalité modifié en profondeur, prêt à réagir plus intensément à une nouvelle consommation.

Les scientifiques cherchent désormais à déterminer combien de temps ces modifications persistent, et si elles varient selon les individus ou les espèces. Des expériences à plus long terme sont en préparation pour approfondir ces résultats.

À terme, ces recherches pourraient aider à comprendre pourquoi certaines personnes développent une addiction tandis que d'autres y échappent. En identifiant précisément les mécanismes en jeu, les scientifiques espèrent également trouver des moyens de réparer ou d'inverser les effets de la drogue sur le cerveau.

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