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Des éleveurs de bétail de la Colombie-Britannique sont confrontés à un épineux dilemme alors qu'ils sont frappés par des ordres d'évacuation en raison des raisons des feux de forêt qui font rage dans la province.
Le ranch de Will Unruh, a fait l’objet d’un ordre d’évacuation vendredi, l’un des nombreux ordres concernant plus de 1000 propriétés menacées par l’incendie de Pear Lake, qui s’étend sur 900 km2 et fait rage de manière incontrôlable dans la région du sud du Cariboo, en Colombie-Britannique.
Mais samedi matin, M. Unruh se trouvait toujours sur sa propriété, réfléchissant à la manière de mettre en sécurité son troupeau de 13 bisons, les derniers animaux qu'il reste sur son ranch.
Ils sentent que quelque chose ne va pas. Ils restent dans ce petit enclos, tout près de l’endroit où je me trouve en permanence, et c’est parce qu’ils sont comme les humains: ils sont nerveux, a-t-il raconté samedi au téléphone depuis son ranch 777.
Plus tôt dans la semaine, il avait reçu un appel du district régional de Thompson-Nicola lui proposant une équipe pour l’aider à mettre ses 30 têtes de bétail et ses cinq chevaux hors de danger, une offre qui, selon M. Unruh, l’avait époustouflé.
D'habitude, les gens critiquent le gouvernement, et j'ai été tellement impressionné que ce soit de leur propre initiative qu'ils aient agi ainsi, a-t-il déclaré.
C’est vraiment impressionnant. Je suis très impressionné.
Jeudi, l’équipe est arrivée et les chevaux ainsi que les bovins ont été chargés dans des camions à destination de Kamloops.
En tant qu’animaux sauvages, les bisons sont un peu plus difficiles à déplacer. Ils ont davantage tendance à paniquer dans des espaces confinés si on tente de les charger dans un camion, a-t-il expliqué.
M. Unruh a indiqué avoir fait évaluer son ranch par un ingénieur forestier à la retraite et estime qu’il existe des endroits sur la propriété où les animaux pourraient rester en sécurité si le feu progressait, ou qu’ils pourraient être relâchés sur des terres domaniales dans le pire des cas, s’il devait fuir.
Mais à mesure que le vent se lève, les risques augmentent également.
Ce qui n’était au départ qu’une légère brise tôt samedi matin s’est transformé en rafales en l’espace de quelques heures, a-t-il expliqué, risquant de propulser les flammes dans sa direction.
Les pompiers ont averti qu’un front froid accompagné de vents violents et d’orages, avec peu ou pas de pluie, devrait balayer le sud de la Colombie-Britannique ce long week-end, augmentant ainsi le risque pour les zones déjà asséchées par la sécheresse.
M. Unruh a indiqué qu’un ranch de bisons situé à quelques heures au nord, à Quesnel, avait proposé son aide et qu’ils décideraient ce week-end s’il fallait tenter de charger les bisons dans un camion pour les mettre à l’abri des flammes.
Si les animaux sont en sécurité, il évacuera le ranch, a expliqué M. Unruh, soulignant que la vie est plus importante que n’importe quel bâtiment.
En tant qu’éleveur, c’est une responsabilité. On ne peut pas laisser son bétail sur place pour qu’il soit brûlé. Je veux dire, c’est ce qu’on assume en tant qu’éleveur. On les élève dès leur plus jeune âge, dès qu’ils sont veaux, et on prend soin d’eux, a-t-il souligné.


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