NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dénoncé par un passager après avoir photographié une voyageuse à son insu, un ancien militaire a été condamné pour des faits de voyeurisme, par le tribunal de Meaux, jeudi 18 juin.
Sur le même thèmePoliceRER AArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Rédaction Meaux Publié le 28 juil. 2026 à 18h20
À l’approche de Chessy, fin décembre 2025, Julien a vu venir à lui des agents de la sûreté ferroviaire et le prier de rester à sa place. Il venait d’être signalé par un passager l’ayant vu photographier une jeune femme à son insu, profitant de l’absence du compagnon. Ses changements de position répétés pour prendre des clichés sous différents angles ont intrigué le témoin.
En gare, une patrouille attendait sur le quai. Une fois le train stoppé, les policiers se sont postés à la porte et ont pris Julien en charge. Lui qui est parti de Toulon pour récupérer son épouse et son fils à l’aéroport de Roissy-CDG, à leur retour de La Réunion, a fini son trajet au commissariat local. La victime a été invitée à les suivre pour déposer plainte.
« Je la trouvais jolie ! »
Durant sa garde à vue, l’homme de 42 ans a immédiatement reconnu les faits prétextant : « Je la trouvais jolie ! ». La consultation de la galerie de son téléphone portable a permis aux enquêteurs de retrouver les clichés incriminants. Julien ayant révélé qu’il transférait régulièrement la mémoire dans son ordinateur, un ordre de perquisition a été établi et transmis pour action à son domicile à La Londe-les-Maures dans le Var.
Sur place, deux portables et un ordinateur ont été saisis. Leur exploitation a livré son lot de surprises aux enquêteurs : une multitude de photos et de petits films de femmes inconnues, géolocalisés à La Rochelle, Paris, Le Touquet. Certains montraient les seins ou les parties intimes d’une passagère endormie, d’autres les jambes… Enfin, un lot a aussi retenu leur attention : Julien exhibant son sexe puis se masturbant dans un transport public ainsi qu’une dernière le présentant en train d’utiliser un sex-toy masculin en forme de bouche recouvert d’une photo s’apparentant à un enfant, selon l’interprétation de l’officier de police judiciaire (OPJ).
Afin de s’assurer d’éventuels penchants pédopornographiques de Julien, les policiers ont vérifié la nature de ses recherches effectuées sur internet. Hormis l’accès à des sites pornographiques pour adultes, rien de compromettant n’a pu être relevé en rapport avec des mineurs.
« En faisant atteinte aux femmes, j’ai trahi les valeurs auxquelles j’adhère ! »
Jeudi 18 juin 2026, l’audience correctionnelle a débuté par une intervention de l’avocate de Julien pour soutenir le dépôt de conclusions de nullité sur trois points : la notification des droits et le premier avis au Parquet dans un délai trop important, l’absence d’un second avis à magistrat après les découvertes résultant de la perquisition. Les réponses apportées aussitôt par le procureur de la République permettront aux juges de les rejeter.
Debout à la barre, inconnu de la justice et pouvant se targuer d’une vie sans incident, Julien s’est cependant exprimé d’une voix empreinte d’émotion : « En faisant atteinte aux femmes, j’ai trahi les valeurs auxquelles j’adhère ! ».
Il a avoué son goût pour le voyeurisme depuis 2020 ainsi que son recours ponctuel à des sites érotiques, des pratiques d’ailleurs connues de son épouse présente dans la salle. Il a confirmé qu’il souhaitait seulement « combler son ennui » pendant les voyages. Mais amené à réfléchir sur « la gravité de son infraction », il l’a reconnue en raison d’une « absence de consentement des personnes ».
La juge a alors résumé le rapport d’expertise psychiatrique réalisée durant la garde à vue. L’expert n’a relevé ni troubles ni fantasmes inquiétants et a conclu à l’absence de dangerosité de l’ancien militaire, pilote d’hélicoptère pendant 23 ans. Toutefois, Julien a convenu que son comportement avait changé depuis la naissance de son fils et qu’il éprouvait depuis un peu « d’excitation » à l’idée de « transgresser un interdit ». Puis, il s’est exprimé sur l’accusation de détention d’image pornographique impliquant un mineur. Il a assuré ne ressentir aucune attirance pour des enfants.
Le voyeurisme, un délit purement masculin, selon le procureur
Le procureur a tenu à souligner le caractère purement masculin du délit de voyeurisme et la méconnaissance de nombreuses femmes de leur qualité de victimes. Il a salué le courage du témoin qui a osé intervenir et signaler le voyeur. Concernant l’image pédopornographique, il a concédé le doute au regard des informations réunies et a demandé la relaxe pour cette infraction. Il a requis douze mois de sursis probatoire pour le voyeurisme, sans inscription de la condamnation au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS) au regard de la personnalité du prévenu.
L’avocate de Julien a commencé sa plaidoirie par de simples phrases : « Mon client n’est pas un pervers ! Il se présente à vous avec honnêteté et responsabilité ! » Ayant pris acte de la position du ministère public, elle a alors orienté ses propos pour conforter la demande de relaxe partielle en fournissant une facture du sex-toy, preuve d’une acquisition en toute légalité. Elle a ensuite tenté d’obtenir une minoration de la peine requise en insistant : « Les films et les photos sont exempts de toute érotisation ! ».
Après le rejet des nullités présentées par la défense, les juges ont confirmé la relaxe partielle et ont infligé dix mois de prison avec sursis à Julien pour le voyeurisme sans inscription au FIJAIS. Ils ont confirmé la confiscation des scellés – téléphones et ordinateur – et accordé 1 000 € de dommages et intérêts à la victime du train.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 hour_ago
18



























.jpg)






French (CA)