L’armée suisse va-t-elle au-devant d’un nouveau fiasco? L’acquisition d’un second système de défense antimissile a en effet pris du retard, selon un article du journal Blick paru ce lundi, ce qui pourrait mettre en danger le projet. Pourtant, c’est une priorité pour la Suisse, qui ne possède aucune protection contre les attaques de longue portée. En juin 2021, le Conseil fédéral décidait d’acheter cinq unités de tir Patriot, de l’entreprise américaine Raytheon. Mais les livraisons ont été repoussées de plusieurs années, car les guerres en Ukraine et en Iran ont bousculé les priorités des Etats-Unis. C’est pour cette raison que le gouvernement a annoncé, le 6 mars dernier, étudier l’achat d’un système de défense additionnel. Un projet aujourd’hui retardé.
Contacté, l’Office fédéral de l’armement (Armasuisse) confirme par écrit que «le planning initialement prévu ne peut plus être tenu». Trois offres ont été évaluées cet automne, celles du consortium franco-italien Eurosam, de l’entreprise israélienne Rafael et du conglomérat sud-coréen Hanwha. Pour une conclusion rapide du contrat d’ici à la fin de l’année, comme l’aurait souhaité le conseiller fédéral Martin Pfister, «un traitement urgent de l’objet par les deux Conseils lors de la session d’hiver aurait été nécessaire», précise encore le service de communication d’Armasuisse. Mais le bureau du Conseil national n’a pas approuvé un tel traitement d’urgence.


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