Une révolte, ou la révolution? L’avenir proche nous dira comment qualifier ce qui se passe en ce moment en France. Une jeunesse pleine de sève et malhabile s’efforce de bousculer l’ordre établi, d’abolir certains privilèges, de prouver qu’une autre vision des choses est possible. Elle y est encouragée en coulisse par un homme, leader charismatique s’il en est, qui cherche à faire souffler un vent de renouveau sur le football de son pays. Son nom: Zinédine Zidane, leader d’un mouvement que l’on pourrait appeler LFI, Le Foot Insoumis.
Nommé le 28 juillet en remplacement de Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France vient de diriger ses quatre premiers matchs, avec un certain succès: trois victoires sur la Turquie et la Belgique (deux fois), un match nul contre l’Italie. Lundi soir, les Bleus ont offert un grand spectacle en marquant quatre buts dans les treize dernières minutes aux Belges (4-1). Surtout, Zidane s’est efforcé de redistribuer les cartes, appelant six nouveaux joueurs, rajeunissant considérablement son groupe, modifiant parfois largement son équipe de départ d’un match à l’autre, n’ayant peur ni d’aligner une défense à dix sélections combinées ni d’essayer des joueurs à des postes inhabituels. Il a jeté dans le grand bain des novices pêchés à Rennes, Toulouse, Bournemouth ou Côme, sans autre bagage qu’une tape dans le dos et la confiance du footballeur le plus charismatique du XXIe siècle.


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