La douleur se lit partout sur le visage de cette femme. Assise sur le banc des parties plaignantes, elle est à la fois la mère de la prévenue et la fille de la victime qui a reçu douze coups de couteau dans le haut du corps. Pire encore, elle a assisté à la scène qui se déroulait dans son salon et a entendu «le cri d’une personne qui tue». Aujourd’hui, elle est présente à cette audience du Tribunal correctionnel de Genève pour rappeler la mémoire de la défunte et pour soutenir sa fille: «J’ai pardonné, car elle était malade.»
Cette maladie, c’est une schizophrénie qui s’est manifestée de manière sévère ce 16 août 2025 vers minuit. Après avoir entendu des voix lui intimant de tuer sa grand-mère, Milena, de son prénom d’emprunt, s’est emparée d’un grand couteau de cuisine et s’est rendue dans le salon où dormait cette femme de 78 ans, affaiblie par un cancer. «J’aurais pu ne pas écouter cette voix, mais elle m’a dominée et je ressentais de la haine en moi», explique aujourd’hui la prévenue. Durant l’enquête, elle a aussi parlé de colère accumulée durant l’enfance et précisé avoir frappé jusqu’à se sentir mieux.


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