«Toutes nos félicitations, Piero Marchesi!» Pour l’UDC, ce mercredi est synonyme de victoire, obtenue sans vraiment combattre. La démission de Claudio Zali (Lega) du gouvernement suite à plusieurs scandales qui ont ébranlé le Tessin cet été, et dont Le Temps s’est fait l’écho, permet au désormais ex-conseiller national d’accéder à l’exécutif du canton italophone. Un événement doublement singulier. Déjà, le maire de Tresa obtient pour la seconde fois un poste grâce au retrait d’un autre politicien. Candidat malheureux en 2019 à la chambre basse, il a profité à l’époque de l’élection de Marco Chiesa aux Etats pour récupérer son siège au National.
Pour le parti agrarien, c’est surtout l’occasion d’entrer à nouveau au gouvernement cantonal, ce qui n’était plus arrivé depuis… 99 ans. En 1922, Raimondo Rossi, du Groupe agraire populaire tessinois, qui deviendra par la suite l’UDC tessinoise, accède à l’exécutif. Une expérience de courte durée, puisqu’il n’est pas réélu en 1927. Piero Marchesi obtient aussi ce poste sans élection complémentaire car le Tessin est le dernier canton à choisir son gouvernement au scrutin proportionnel. Avec ce système, les cinq conseillers d’Etat sont répartis par liste, et si un désistement survient, le premier subentrante («vient-ensuite» en français) prend sa place.


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