NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Orque, esturgeon, requin du Groenland, baleine boréale, tortue des Seychelles... Le point commun entre ces animaux ? Ils ont tous une espérance de vie exceptionnelle : de 100 ans pour l'orque jusqu'à 270 pour le requin du Groenland. Si la science a mis en évidence que cette longévité était souvent associée à une meilleure résistance aux maladies (cancer, infections...), de nombreuses inconnues demeurent. Quelles caractéristiques physiologiques permettent à certains animaux de résister aux effets du temps qui passe ?
Une équipe de chercheurs israélo-américaine a tenté d'apporter des éléments de réponse en s'intéressant à la physiologie de la « souris épineuse dorée » (parfois appelée souris épineuse rousse).
Une souris qui résiste aux effets du temps
Les études montrent que, contrairement aux souris sauvages qui vivent en général environ neuf mois, cette espèce, nommée Acomys russatus, vit jusqu'à cinq ans, soit cinq à sept fois plus longtemps que les autres. Et elles resteraient actives jusqu'au dernier jour de leur vie !
« Pour vivre aussi longtemps, elles doivent chercher de la nourriture et éviter les prédateurs, explique Vishwa Deep Dixit un des auteurs de l'étude. Ce n'est donc pas comme si elles vivaient aussi longtemps d'une manière que nous qualifierions de ‟vieillissement". » Mais quel est donc leur secret ?
Pour tenter de le savoir, les chercheurs ont analysé la physiologie de souris épineuses dorées jeunes et âgées, puis ils l'ont comparée à celle des espèces de souris apparentées.
Des caractéristiques physiologiques hors normes
Publiés dans la revue Science, leurs résultats démontrent qu'Acomys russatus possède des capacités exceptionnelles dans trois domaines précis :
- une aptitude hors nome de cicatrisation : les observations des chercheurs indiquent que les souris épineuses sont capables de réparer des blessures sans laisser aucune cicatrice, une compétence qui persisterait même à un âge avancé ;
- le maintien d'un thymus en bonne santé tout au long de la vie : contrairement à l'ensemble des vertébrés chez qui cet organe - situé au-dessus du cœur chez l'Homme et qui produit des globules blancs - se dégrade très rapidement, les souris épineuses conservent un thymus - et donc un système immunitaire - en parfait état de fonctionnement jusqu'à leur dernier jour ;
- une capacité neuronale préservée sur le long terme : les chercheurs ont constaté que la mémoire et les capacités d'apprentissage d'Acomys russatus ne se dégradent pas avec le temps, contrairement à la grande majorité des autres animaux.
Chez la souris épineuse dorée, certaines cellules immunitaires exprimeraient fortement les gènes codant pour la clustérine, une protéine présente en plus grande quantité chez les centenaires. © Eber Braun, Adobe Stock (image générée à l’aide de l’IA)
Une protéine qui abaisse l’inflammation chronique…
Il semble que, par rapport aux autres souris, cette espèce est capable de mieux contrôler l'inflammation, notamment d'échapper à l'« inflammaging » (contraction de « inflammation » et de « aging », vieillissement en anglais), un processus physiologique qui se produit principalement dans les graisses corporelles et qui peut entraîner le vieillissement de l'organisme.
L'analyse de l'expression génétique des cellules adipeuses a amené les chercheurs à la découverte de taux élevés en une protéine appelée « clustérine ». Celle-ci est connue pour être capable de neutraliser les protéines endommagées - notamment les vieilles histones de l'ADN - qui, en temps normal, favorisent l'inflammation systémique.
… et qui possède de puissants effets « anti-âge »
Selon plusieurs études, la présence de clustérine dans l'organisme est associée à une diminution de la neuro-inflammation, en cause dans la maladie d’Alzheimer, et à une durée de vie plus longue chez de nombreux mammifères, notamment les humains. Les centenaires auraient par exemple des taux de clustérine plus élevés que la moyenne.
Selon les auteurs de cette nouvelle étude, chez les souris épineuses dorées, les cellules immunitaires présentes dans le tissu adipeux exprimeraient particulièrement fortement les gènes codant pour cette protéine. En injectant cette protéine chez des souris de laboratoire ordinaires, ils ont constaté un ralentissement du déclin moteur, une meilleure santé des organes dans leur ensemble, ainsi qu'une diminution de l'inflammaging. Par ailleurs, en exposant des globules blancs humains (monocytes) à la clustérine, ils ont pu noter que ces cellules immunitaires devenaient moins susceptibles d'infiltrer le tissu adipeux et donc de provoquer l'inflammation.
Ceci laisse penser que chez les souris autres que les souris épineuses et chez les humains, les voies métaboliques contrôlées par la clustérine existent bien, mais qu'elles seraient inactives. La bonne nouvelle, c'est qu'on pourrait les réactiver avec des protéines similaires à la clustérine. Une piste prometteuse pour améliorer le vieillissement et allonger la durée de vie...


2 month_ago
102



























.jpg)






French (CA)