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La communauté de Hearst, en Ontario, n’a plus de clinique vétérinaire depuis la fermeture de la seule clinique de la ville il y a quatre ans. Depuis, un comité travaille à rétablir des services sur place et ses démarches pour attirer des vétérinaires remplaçants semblent porter leurs fruits. Toutefois, un nouvel obstacle se présente maintenant : les locaux.
Lors d’une présentation au conseil municipal mardi soir, la présidente du Comité des services vétérinaires de Hearst, Jessie Lemieux, a expliqué que l’emplacement mis à la disposition du comité par la municipalité ne permettrait pas d’y aménager une clinique offrant suffisamment de services. Il s'agissait de l'édifice de la rue George, qui abrite notamment la bibliothèque municipale.
Je n’ai pas de place pour faire de la chirurgie, a-t-elle expliqué aux conseillers.
Selon Mme Lemieux, l’absence d’une salle adaptée aux interventions chirurgicales pourrait compliquer le recrutement de vétérinaires. Les vétérinaires qui sont intéressés vont venir seulement si on a des cas complexes, comme de la chirurgie, pas juste pour des vaccins, a-t-elle ajouté, demandant au conseil de tenter d’identifier un autre emplacement.
On va essayer de vous aider, c’est certain, a répondu le maire de Hearst, Roger Sigouin.
Une demande présente dans la communauté
Mme Lemieux a souligné que les résultats d’un sondage récent auprès de la population de la région ont grandement démontré les besoins pour des services vétérinaires à Hearst.
La clinique vétérinaire de Hearst a fermé ses portes en décembre 2022. À Kapuskasing, où certains résidents de Hearst se tournaient pour obtenir ces services, la clinique vétérinaire a fermé le 28 août dernier en raison du départ à la retraite des vétérinaires qui y pratiquaient.
Cette situation accentue les difficultés d’accès aux soins animaliers dans le secteur, alors que les propriétaires doivent se tourner vers des communautés voisines pour obtenir certains services.
Des vétérinaires remplaçants en attendant la relève
Malgré les difficultés liées aux locaux, Mme Lemieux était ravie d’annoncer que le comité comptait maintenant cinq vétérinaires intéressés à venir offrir leurs services à Hearst de façon ponctuelle.
Selon elle, le comité vise la présence d’un vétérinaire en personne trois semaines par mois. Pour la quatrième semaine, il prévoit l’obtention de services d’un vétérinaire virtuel, en collaboration avec l’entreprise VetWise.

La présidente du comité des services vétérinaires de Hearst, Jessie Lemieux, estime que la communauté doit se tourner vers des services de vétérinaires suppléants.
Photo : Avec la permission de Jessie Lemieux
Mme Lemieux estime avoir discuté avec plus de 200 vétérinaires lors de sa participation au Congrès de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, à l’Île-du-Prince-Édouard, au mois de juin dernier.
Elle affirme avoir constaté que les vétérinaires sont intéressés à offrir leurs services comme remplaçants dans différentes communautés.
Les jeunes, surtout, aiment ça faire du remplacement, parce qu’ils voient plusieurs endroits dans la province et au Canada. Quand ils sont prêts à s’établir, ils choisissent une ville où ils sont allés et qu’ils ont adorée.
Elle mentionne que ces vétérinaires demandent des honoraires de 110 à 120 $ l’heure, ainsi que le paiement de leur transport, leur hébergement et certains repas.
Pour Mme Lemieux, le recours aux vétérinaires suppléants pourrait être temporaire. En effet, une étudiante originaire de la région vient d’amorcer des études en médecine vétérinaire, a-t-elle souligné. Le comité espère qu’elle reviendra à Hearst après ses études, dans cinq ou six ans, pour prendre éventuellement en charge la clinique locale.
Une clinique qui prend forme
Le comité affirme également déjà disposer d’une partie du personnel et de l’équipement nécessaires au fonctionnement de la future clinique.
Une technicienne vétérinaire souhaite notamment y travailler à temps plein, selon Mme Lemieux. Cette dernière indique également que le comité possède déjà plusieurs pièces d’équipement destinées à la clinique.
À la fin de la rencontre, le conseil municipal a adopté un avis de motion présenté par le conseiller Daniel Lemaire afin de demander au personnel municipal d’examiner la possibilité de mettre en place un programme d’incitatifs financiers pour favoriser le recrutement d’un vétérinaire à Hearst.
Il s’agirait d’un programme d’incitatifs comparable à celui actuellement offert aux professionnels de la santé.
La proposition doit maintenant être étudiée par un comité municipal, avant de revenir devant le conseil.


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