Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

David Brunat : «Le marathon de Paris ou l’éloge du corps qui vit»

1 month_ago 70

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que se tient, ce dimanche 12 avril, la 49e édition du marathon de Paris, l’écrivain, qui vient de publier un livre sur cette distance mythique, voit derrière le succès de cet évènement une réhabilitation de la machine humaine dans nos sociétés hyperconnectées.

David Brunat est consultant et essayiste. Il est l’auteur de Marathon, j’écris ton nom (éditions du Palio, mars 2026.)


Le 18 septembre 1976, quelque 150 coureurs prenaient le départ d’une nouvelle épreuve de fond qui avait pour cadre le bois de Boulogne. Ils le sillonnèrent en tous sens sur une distance d’un peu plus de 42 kilomètres. Le vainqueur, le Français Jean-Pierre Eudier, acheva ce périple champêtre en 2h20. Il était équipé de chaussures de tennis à semelle « en papier à cigarette » selon ses propres mots. Le dernier passa la ligne d’arrivée en moins de 3h20.

Passer la publicité

Le marathon de Paris était né. La photo finish, 50 ans plus tard ? Près de 60 000 inscrits et environ 55 000 terminant l’épreuve, un temps moyen supérieur à 4h15, des médias omniprésents, des réseaux sociaux en folie, des sponsors nombreux et généreux, des primes substantielles pour les meilleurs, une armée de bénévoles et une organisation parfaitement rodée. Il y a un demi-siècle, la course de fond était une affaire d’initiés. Elle est devenue l’une des activités sportives les plus pratiquées et les mieux considérées.

Tout a changé. Les chaussures, les vêtements pour courir, ces fameux textiles techniques dont on n’avait pas idée en 1976. Une profusion d’inventions pérégrines, au nombre desquelles figurent les sacs d’hydratation. Les mentalités. L’audience médiatique et l’assise populaire de ce sport. Ses modèles économiques.

L’univers du fond a été le théâtre d’innovations spectaculaires. L’ère de la technologie tous azimuts s’est imposée : GPS, montres connectées, sites internet spécialisés, blogs, applis, datas. Gels chimiques ou naturels, barres protéinées, pilules qui pullulent et autres compléments alimentaires ont révolutionné la nutrition des coureurs. Le coaching sportif a pris un essor formidable. Le sponsoring, le mécénat, le bénévolat ont explosé.

Il faut aussi souligner l’engagement croissant des entreprises. Elles financent des épreuves, soutiennent des champions, jouent un rôle devenu capital dans la bonne tenue des courses.

David Brunat

Autre évolution notable : la féminisation de la course de fond. Ne cherchez pas la gagnante de l’édition 1976 du marathon de Paris, elle n’existe pas. L’épreuve était exclusivement masculine. Il fallut attendre 1979 pour que la capitale s’ouvre aux deux sexes, et les Jeux de Los Angeles (en 1984) pour que les femmes puissent disputer des marathons olympiques ! Le chemin parcouru est impressionnant, qu’il s’agisse de l’égalité entre les sexes, de la démocratisation de la course à pied ou de la sensibilisation aux enjeux de santé publique.

Il faut aussi souligner l’engagement croissant des entreprises. Elles financent des épreuves, soutiennent des champions, incitent leurs salariés à prendre des dossards, jouent un rôle devenu capital dans la bonne tenue des courses. Elles célèbrent les valeurs du marathon, qu’il s’agisse de performance et de dépassement de soi, de persévérance et de résilience, d’engagement et de fierté d’appartenance, de bien-être et de santé mentale, d’inclusion et d’intergénération. Elles encouragent les dynamiques d’entraide et de solidarité dont le monde sportif est un puissant ferment.

Passer la publicité

S’il fallait choisir un objet symbolisant les métamorphoses de la course de fond au cours des dernières décennies, on désignerait sans hésitation les chaussures. Qui eût imaginé en 1976 (et plus encore en 1960 lorsque l’Éthiopien Abébé Bikila s’imposa aux Jeux de Rome en courant pieds nus !) toutes les révolutions intervenues dans ce domaine ? Les shoes actuelles incarnent la sophistication technologique et l’excellence industrielle – par exemple les semelles à lame de carbone - comme elles expriment le génie du merchandising et la diversité du monde.

À lire aussi «C'est aussi instructif que fédérateur» : dimanche, ils courront le marathon de Paris avec leurs collègues

Et l’intelligence artificielle ? Quelle place dans l’univers du marathon ?Je ne vous parlerai pas d’exosquelettes, de machine learning embarqué dans les plans de course, d’analyse prédictive des performances, d’élaboration des programmes de nutrition par data, de stratégie de pacing et autres innovations savantes. Je n’évoquerai pas les modèles pré-entraînés, sauf pour dire que si les IA s’entraînent, ce n’est pas du tout à la façon des athlètes : on les entraîne, on les force à s’entraîner, car d’elles-mêmes elles sont d’une fainéantise totale.

Je me fatigue, donc je suis. J’ai envie d’abandonner, donc j’existe. J’en bave, donc j’ai du mérite à continuer. Mes muscles sont douloureux pendant et après l’effort et je le sais et le ressens dans tout mon être. Et l’IA ? La fatigue ? Connaît pas ! Tout juste expérimente-t-elle la panne, le bug, le court-circuit, la surchauffe. Sans s’en rendre compte. Le stress ? Elle l’ignore. La gestion mentale ? Tout autant. Sa musculature est composée de microprocesseurs, de diodes, de transistors, de puces. Elle n’a besoin ni d’apport nutritif – juste de copieuses rations d’énergie électrique –, ni de serviettes éponges, ni d’une bonne douche après l’effort. C’est un corps étranger à l’univers du marathon, sans vie, sans chair, sans âme.

L’engouement actuel pour le marathon et la course de fond en général s’explique par la facilité à pratiquer mais aussi par la réhabilitation de la machine humaine dans nos sociétés connectées. C’est la revanche du corps sur l’immatériel. Jeux du muscle, du tendon, du nerf, de la sueur ! Éloge du corps qui vit, qui se meut, qui respire, transpire, se restaure, se repose, transcende ses faiblesses et démultiplie les capacités de l’esprit ! Marathon, j’écris ton nom. Liberté, mobilité, félicité !

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway