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Le directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Dany Mercier, quittera ses fonctions le 16 juin prochain.
Par voie de communiqué, M. Mercier invoque des raisons familiales pour expliquer sa décision. Il était entré en poste il y a à peine plus d'un an, le 3 février 2025, pour un mandat de cinq ans.
Originaire de Rouyn-Noranda, Dany Mercier avait effectué un retour en région pour accéder à la direction générale de l’établissement.
Dans une note envoyée aux employés du Cégep dont Radio-Canada a obtenu copie, M. Mercier souligne que son contexte familial a évolué au cours des derniers mois.
J’ai dû faire face à un choix déchirant. La décision allait toutefois de soi : prioriser l’équilibre de ma famille, explique-t-il.
La nouvelle a pris par surprise le conseil d'administration du Cégep, qui se disait bien satisfait du travail effectué par Dany Mercier jusqu'à maintenant.
Dans les dernières semaines, on avait complété l’évaluation de M. Mercier pour sa première année avec nous. Dans le cadre de cet exercice, il n’y a rien qui avait transpiré, il n’y a rien qui permettait d’anticiper ça, mentionne le président du C.A., Karl Guimond.
Sans entrer dans tout le détail, on était très satisfaits du travail de M. Mercier dans cette année-là. Il a fait plusieurs choses, il s'est investi à 100 %. Clairement, c’est donc une mauvaise nouvelle pour nous.

Le campus du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Conciliation difficile
Au cours des deux prochains mois, Dany Mercier va s’affairer à préparer son départ avec pour objectif d’assurer une transition fluide.
Le conseil d'administration du Cégep annoncera au cours des prochaines semaines les étapes du processus visant à lui trouver un successeur.
Karl Guimond reconnait que la conciliation travail et vie familiale n’est pas évidente avec un poste aussi exigeant.
Dans plusieurs organisations, c’est un défi. À ce moment-ci, comment le Cégep ou le C.A. du Cégep arrivera à peut-être mieux concilier ou relever ce défi de réalité? Je n’ai pas encore les réponses à cette question, concède-t-il.
Un contexte de contraintes
Selon M. Guimond, le contexte budgétaire actuel ajoute au défi que devra relever le successeur de M. Mercier.
On est dans un contexte de contraintes depuis environ deux ans, on a des défis supplémentaires au-delà de la charge [habituelle]. Les cégeps au Québec ont moins de moyens qu’il y a deux ans, que ce soit au niveau de la capitalisation que du budget de fonctionnement. Ça fait partie du défi et ça ajoute à la charge de travail de notre direction générale, fait-il remarquer.
Karl Guimond souhaite trouver rapidement un successeur, mais soutient que le poste pourrait être occupé par intérim en attendant de trouver un candidat ou une candidate à long terme.
Le plus tôt sera le mieux. Basé sur l’expérience d’il y a un an et demi, ça va être un autre défi d’arriver à combler ce poste-là dans les prochains deux mois, de façon permanente, conclut-il.


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