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L’octogénaire était notamment accusée d’avoir fourni des biens de luxe à Kim Keon-hee, l’épouse de l’ex-président Yoon Suk Yeol, pour tenter d’obtenir des faveurs politiques.

Han Hak-ja, dirigeante de la secte Moon, à son arrivée au tribunal du district central de Séoul, le 31 août 2026. Han Hak-ja, dirigeante de la secte Moon, à son arrivée au tribunal du district central de Séoul, le 31 août 2026.

La justice sud-coréenne a condamné, lundi 31 août, la dirigeante de l’Eglise de l’unification, aussi connue sous le nom de secte Moon, à deux ans d’emprisonnement pour corruption, notamment auprès d’une ex-première dame.

Han Hak-ja, 83 ans, était entre autres accusée d’avoir fourni des biens de luxe, dont un sac à main de créateur, à Kim Keon-hee, l’épouse de l’ex-président Yoon Suk Yeol (2022-2025), pour tenter d’obtenir des faveurs politiques. Ces révélations avaient déclenché un scandale dans le pays.

L’octogénaire est arrivée au tribunal lundi dans un fauteuil roulant, vêtue d’un pyjama et son visage recouvert d’un masque chirurgical. « Nous confirmons qu’elle a été condamnée à deux ans » d’emprisonnement par un tribunal de Séoul, a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole de l’Eglise de l’unification.

A la tête de la secte depuis 2012

Kim Keon-hee a été condamnée pour sa part en appel à quatre ans d’emprisonnement pour manipulation de cours et corruption, dans le cadre de la même affaire. La Cour suprême devait se prononcer fin juillet mais a finalement reporté son arrêt sans fournir de raison ni de nouvelle date.

Fondée en 1954 par son défunt mari Moon Sun-myung, la secte Moon revendique des millions d’adeptes dans le monde et dirige un important empire économique. Elle est notamment célèbre pour ses mariages collectifs.

Mme Han – la « Vraie Mère », comme l’appellent les fidèles – a pris la tête de l’Eglise après la mort en 2012 de son époux. Elle a été arrêtée en 2025. Depuis, elle a séjourné entre un centre de détention et un hôpital pour y bénéficier de soins.

Le Monde avec AFP