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Le Nouveau-Brunswick obtient une note de « A » en commerce interprovincial.
L’Agence de notation dans ce cas-ci n’est nulle autre que la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), qui représente les petites et moyennes entreprises.
Cette note désirable vient remplacer une note précédente qui l’était beaucoup moins. La FCEI avait apposé un C au bulletin de la province maritime lors de la dernière évaluation.
En 2023, l’Institut économique de Montréal avait même classé le Nouveau-Brunswick dernier au Canada en matière de marché ouvert au reste du pays, à égalité avec le Québec.
Il faut dire qu’au cours de la dernière année, le Nouveau-Brunswick, comme les autres provinces, a multiplié les efforts pour faciliter le commerce intérieur.

Les drapeaux des États-Unis et du Canada flottent près du poste frontalier du pont Blue Water à Point Edward, en Ontario (Photo d'archives).
Photo : Getty Images / AFP / GEOFF ROBINS
Les tensions commerciales avec les États-Unis depuis plus d’un an y sont pour beaucoup, entre droits de douane et renégociation compliqué d’un accord de libre-échange nord-américain.
Le Nouveau-Brunswick a donc conclu des accords bilatéraux avec d’autres provinces, retiré des contraintes en approvisionnement aux entités publiques, la signature de l’Accord canadien de reconnaissance mutuelle sur la vente de produits (ACRM) et facilite la mobilité de la main-d'œuvre.
Pourquoi?
Mais, parmi tous ces gestes, concrets ou annoncés, qu’est-ce qui a motivé la FCEI à accorder une telle note au Nouveau-Brunswick?
Essentiellement, c’est la réalité où est-ce que toutes les provinces ont embarqué dans l’accord canadien de reconnaissance mutuel , soit l’ACRM, explique Louis-Philippe Gauthier, le vice-président Atlantique de la fédération.

Louis-Philippe Gauthier
Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano
La vente d’alcool à l’extérieur du Nouveau-Brunswick, le Nouveau-Brunswick brille , ajoute-t-il en faisant référence à un accord conclu par les provinces canadiennes.
Le Manitoba l’avait depuis bien des années. Le Nouveau-Brunswick est la seule province qui l’a mis à temps après l’échéance , poursuit-il.
Un travail toujours incomplet
Mais, la FCEI se permet de noter à l’endroit de toutes les provinces, que le travail, à ses yeux, n’est pas terminé.
Louis-Philippe Gauthier évoque notamment le secteur des services, alors que celui des biens est au cœur de nombreux accords, et le mobilité de la main-d'œuvre, que Fredericton a amélioré.

Un électricien installe des panneaux solaires sur le toit d'une résidence (archives)
Photo : Getty Images
Il est ravi néanmoins de voir les provinces poursuivre ce travail. La FCEI, selon lui, craignait qu’après un premier élan, les efforts soient moindres.
Il ajoute que sept entreprises membres de la FCEI sur 10 qui pratiquent le commerce interprovincial n’ont constaté aucune amélioration, voire dans certains cas des barrières plus importantes à faire affaires au sein du pays.
Il encourage donc tous les gouvernements à informer davantage les entreprises sur les nouvelles pratiques.
Une note qui change, une méthodologie aussi
Dans un communiqué de presse, le gouvernement du Nouveau-Brunswick se vante aussi d'avoir obtenu la meilleure note que puisse décerner la FCEI et classé au deuxième rang, à égalité, au pays.
Cette reconnaissance démontre que le Nouveau-Brunswick ouvre la voie dans la modernisation du commerce intérieur et prouve que, lorsque les provinces travaillent ensemble, les entreprises peuvent croître, les travailleuses et travailleurs ont davantage de possibilités et notre économie est plus forte , affirme la première ministre Susan Holt sur sa page Facebook.

La première ministre du Nouveau-Brunswick lors du discours sur l'état de la province (Photo d'archives.)
Photo : Radio-Canada
Mais, conserver cette note l’année prochaine pourrait ne pas être si simple.
Louis-Philippe Gauthier prévient que la FCEI va changer de méthodologie.
Elle était centrée sur la présence d'exemptions ou de barrières.
Mais, les résultats pèseront beaucoup plus.
On va changer notre approche à partir de l’année prochaine. Notre approche tangiblement [va être] qu’est-ce qui va avoir été l’impact de toutes ces ententes de reconnaissance mutuelle auprès des entreprises , explique-t-il.
Avec des informations de l'émission Heure de pointe Acadie


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