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Comment les hommes de Florès, ces «Hobbits » préhistoriques, ont dû leur survie aux dragons de Komodo

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Découvert en 2003 sur l’île indonésienne de Florès, l’Homo floresiensis, qui ne mesurait guère plus d’un mètre, est ici reconstitué au National Museum of Natural History, à Washington.

Découvert en 2003 sur l’île indonésienne de Florès, l’Homo floresiensis, qui ne mesurait guère plus d’un mètre, est ici reconstitué au National Museum of Natural History, à Washington. Tim Evanson/Smithsonian Institution

RÉCIT - Découverts en 2003 sur l’île indonésienne de Florès, ces charognards lilliputiens vivant aux crochets de dragons étaient peut-être moins évolués qu’on a pu le penser.

Ils étaient certes petits et habitaient un territoire escarpé loin du monde des hommes, mais la vie de ces « Hobbits » préhistoriques de l’île de Florès, en Indonésie, n’était pas aussi tranquille que celle de leurs alter ego fictionnels inventé par J. R. R. Tolkien. Découverts en 2003 dans la grotte de Liang Bua, on compte une douzaine d’individus de cette espèce qui a vécu de - 700 000 à - 50 000 ans avant notre ère. L’homme de Florès (ou Homo floresiensis) ne mesurait pas beaucoup plus de 1 mètre, quand nos ancêtres Homo sapiens ou leurs cousins néandertaliens dépassaient 1,70 mètre à la même époque. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Science Advances,  montre qu’il avait assez d’appétit pour prendre deux petits déjeuners, à l’instar des Hobbits, et que leurs repas étaient essentiellement faits de charognes et des restes que pouvait leur laisser l’unique grand prédateur de l’île, le dragon de Komodo.

L’équipe de scientifiques menée par Elizabeth Grace Veatch, paléoanthropologue…

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