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Certaines écoles de la région ne seront plus considérées comme défavorisées par le ministère de l'Éducation, l'an prochain. C'est notamment le cas pour six écoles au Centre de service du Pays-des-Bleuets. Ce changement pourrait notamment mener à l’augmentation de la taille des groupes.
Les cotes de défavorisation de nombreuses écoles au Québec vont changer puisque le ministère se basera désormais sur les données du recensement de 2021, au lieu de celui de 2016.
Les établissements considérés comme défavorisés par le gouvernement ont une cote de 9 ou 10. Ces notes viennent avec une réduction de la taille des groupes dans les classes et certains financements.
Au Centre de services scolaire (CSS) du Pays-des-Bleuets, six écoles réparties dans huit établissements vont tomber sous ce seuil. Dès l'an prochain, les groupes seront donc plus nombreux.
Ces écoles sont situées à Lac-Bouchette, Saint-François-de-Sales, Saint-Eugène-d'Argentenay, Saint-Prime, Dolbeau-Mistassini, Saint-Ludger-de-Milot et Saint-Augustin.
La direction du CSS s’attend à ce que quelques postes d'enseignants soient jugés excédentaires, cinq ou six au total.
Certaines enveloppes destinées à des mesures et des allocations spéciales seront probablement réduites.
Chez nous, on a estimé, et je dis bien on a estimé parce que les règles budgétaires ne sont pas encore arrivées, mais que ça va correspondre à peu près, grosso modo, à pas loin de 600 000 $ de moins dans nos écoles, a déploré la directrice générale adjointe par intérim, Chantal Simard.

Mario Simard est le président du Syndicat de l’enseignement du Pays-des-Bleuets. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa
Le président du Syndicat de l’enseignement du Pays-de-Bleuets, Mario Simard, souligne que les changements de cote de défavorisation ne signifient pas une amélioration dans les écoles concernées.
C'est parce qu'il y a eu de l'appauvrissement dans d'autres secteurs au Québec qui fait en sorte que nos écoles ne cadrent plus en lien avec les indices de défavorisation et avec les données du recensement de 2021, a-t-il ajouté.
Une situation similaire à Saint-David-de-Falardeau
L’école primaire de Saint-David-de-Falardeau fait face à la même problématique. Toutefois, le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay promet qu'il ne réduira pas les services directs aux élèves, tout en étant conscient qu'il faudra aller chercher des sommes ailleurs dans le budget.
Pour le moment, le CSS ne veut pas chiffrer quel sera le manque à gagner en lien avec les enveloppes qui ne seront plus attribuées.

L’école primaire de Saint-David-de-Falardeau verra aussi sa cote de défavorisation diminuée, l'an prochain.
Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon
Malgré la pression que ça nous donne, on ne baissera pas la quantité de services dans les écoles qui sont identifiées comme ayant des besoins ou qui sont identifiées plus vulnérables, étant donné une composition de la clientèle plus défavorisée, a assuré le directeur général adjoint, Régis Lavoie.
La présidente du Syndicat de l’enseignement du Saguenay, Mélanie Simard, abonde en ce sens.
Nos clientèles à défis ne vont pas disparaître parce que l'enveloppe d'argent n'est plus là. Alors, je sais qu'ils sont conscients des besoins, mais ça va devenir une gymnastique financière difficile, a-t-elle mentionné.
Au moment d’écrire ces lignes, le ministère de l’Éducation n’avait pas répondu à nos demandes d’informations.


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