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Chalets : une hausse des prix de 4 % prévue en 2026

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Le prix des chalets et des propriétés de villégiature continuera de grimper au Canada cette année, selon un rapport de Royal LePage. Cette hausse est soutenue par un attrait renouvelé pour les achats au pays et un inventaire qui demeure structurellement limité.

À l’échelle nationale, le prix médian d’une maison unifamiliale située dans une région récréative devrait augmenter de 4 % en 2026. En 2025, cette hausse s’était chiffrée à 4,3 % au pays et à 7,3 % au Québec. Cette croissance modérée reflète un marché désormais équilibré entre l’offre et la demande, selon Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires chez Royal LePage.

L’offre de propriétés demeure la principale contrainte qui maintient la pression sur les prix. Cette limite s’explique par la rareté des nouveaux développements riverains, mais aussi par un fort attachement émotionnel. Ce qu’on voit au niveau de ces propriétés-là souvent, c’est que ça devient des biens patrimoniaux que les gens gardent à l’intérieur de la famille pour plusieurs générations, explique M. St-Pierre.

De plus, l’application des mandats de retour au bureau modifie l’utilisation de ces résidences. À l’échelle nationale, 35 % des experts sondés ont remarqué une augmentation du nombre de résidents à temps plein qui regagnent les centres urbains. Or, cette migration ne se traduit pas nécessairement par des reventes : le rapport note que plusieurs choisissent simplement de conserver leur chalet pour les fins de semaine.

Dans le sud de l’Ontario, Gemma Leggett, courtière en immobilier chez RE/MAX dans la région de Simcoe, constate d’ailleurs que la revente massive anticipée n’a pas eu lieu. Finalement, il y a beaucoup de gens qui aiment et apprécient le calme ici [...] Donc, ils préfèrent finalement rester ici et voyager, prendre le GO Train.

Au Québec, ce phénomène est encore plus nuancé. L’effet de retour vers la ville s’est moins matérialisé au Québec que dans le reste du Canada, fait valoir M. St-Pierre. Il note que ce mouvement vers les grands centres y est largement contrebalancé par des baby-boomers retraités ou semi-retraités qui font le chemin inverse pour s’installer au chalet de façon permanente.

Portrait de Dominic St-Pierre.

Dominic St-Pierre affirme que la baisse des taux d'intérêt au cours de la dernière année et demie a rendu les achats de propriétés récréatives plus abordables pour les consommateurs.

Photo : Gracieuseté de Dominic St-Pierre.

En revanche, l’incertitude politique et économique aux États-Unis exerce une influence sur les acheteurs. Selon le rapport, 40 % des courtiers notent une augmentation des demandes nationales attribuable à ce désir de rester au pays. On pense aussi qu’il va y avoir un moins grand nombre de gens qui vont décider de procéder à un achat aux États-Unis […] à cause du climat politique actuel, précise M. St-Pierre.

Mme Leggett observe cette même dynamique chez ses acheteurs de la région de Toronto, refroidis par la géopolitique et la peur de voyager. Le marché n’est plus frénétique, mais plutôt stratégique, soutenu par un inventaire très faible à l’approche de l’été. Le bord de l’eau a ralenti un petit peu, mais ça reste un produit très rare et la rareté est ce qui protège en fait les prix à long terme, dit-elle.

Parallèlement, la force du dollar américain continue d’attirer les investisseurs des États-Unis, ces derniers profitant aussi du fait que les propriétés récréatives échappent à l’interdiction d’achat de propriétés ciblant les acheteurs étrangers.

Des dynamiques régionales contrastées

Si la tendance nationale est à la hausse, l’évolution des prix varie considérablement selon les provinces.

Les Prairies mènent le bal : le Manitoba et la Saskatchewan devraient enregistrer la plus forte appréciation en 2026, avec un bond prévu de 5,5 %. Les provinces de l’Atlantique, qui ont connu la plus forte croissance au pays en 2025 (11,8 %), devraient voir les prix augmenter de 5 % cette année. Le Québec anticipe pour sa part une hausse de 4 %.

À l’inverse, les marchés où l’immobilier est traditionnellement le plus onéreux s’attendent à une croissance beaucoup plus modeste. En Alberta, l’augmentation prévue est de 2,5 %. En Ontario, l’appréciation devrait se limiter à 2 %. La Colombie-Britannique ferme la marche avec une prévision de 1,5 %.

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