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En 1985, une expédition britannique menée sur la péninsule d'Ulu, au nord-ouest de l'île James Ross, en Antarctique, met au jour un étrange os fossile. Les scientifiques de l'époque hésitent sur son origine. Dans ses notes de terrain, le géologue Mike Thomson évoque simplement la possible « vertèbre d'un grand reptile ». Faute d'identification plus précise, le spécimen, vieux de 86,2 millions d'années, est rangé dans les collections géologiques du British Antarctic Survey, à Cambridge, où il restera oublié pendant près de quatre décennies.
Les découvertes paléontologiques se succèdent dans le sud de la France ! Il y a quelques jours, c’est l’exhumation d’un squelette quasi complet de titanosaure datant de 70 millions d’années qui a été dévoilée. Effectuée par un jeune paléontologue amateur, la découverte a été tenue secrète pendant deux ans, le temps que les précieux ossements soient mis en sécurité.... Lire la suite
Il faudra qu'un responsable des collections s'interroge sur le contenu de ces anciens tiroirs pour relancer l'enquête. Après examen par des paléontologues du Musée d'histoire naturelle de Londres, l'os révèle finalement sa véritable identité. Il s'agit d'une vertèbre appartenant à un dinosaure, probablement située dans la queue d'un titanosaure.
Cette vertèbre appartenait probablement à un titanosaure, un groupe de sauropodes qui compte parmi les plus grands animaux terrestres ayant jamais existé. © Les administrateurs du Muséum d'histoire naturelle de Londres.
Le premier dinosaure découvert en Antarctique
Cette réidentification change l'histoire de la paléontologie antarctique. Jusqu'à présent, le premier fossile de dinosaure découvert sur le continent était considéré comme un squelette partiel d'ankylosaure mis au jour en 1986. Désormais, ce fossile collecté un an plus tôt devient officiellement le premier fossile de dinosaure non aviaire découvert en Antarctique.
Pendant plus de 70 ans, ce site paléontologique semblait avoir disparu. Signalé au milieu du XXe siècle dans une région reculée du nord de la Mongolie, son emplacement exact avait fini par se perdre dans l’immensité des steppes. Sa redécouverte vient pourtant bouleverser ce que les scientifiques pensaient savoir de cette partie de l’Asie il y a 120 millions d’années.... Lire la suite
Les chercheurs estiment qu'il appartenait à un titanosaure, un groupe de sauropodes qui compte parmi les plus grands animaux terrestres ayant jamais existé. Le spécimen ne représente toutefois qu'une infime partie du squelette, ce qui empêche d'identifier précisément son espèce. L'animal mesurait probablement entre six et sept mètres de long. Les scientifiques ignorent cependant s'il s'agissait d'une espèce de petite taille ou d'un individu encore juvénile au moment de sa mort.
Pendant près de 40 ans, personne n'avait compris ce que révélait réellement ce fossile découvert en Antarctique. © Andrew McAfee, Musée d'histoire naturelle Carnegie
Une pièce du puzzle de l'Antarctique préhistorique
Les fossiles de dinosaures restent extrêmement rares en Antarctique, dont le registre paléontologique est l'un des plus pauvres au monde. Chaque nouvelle découverte apporte donc des indices précieux sur les écosystèmes qui occupaient autrefois cette région, bien avant qu'elle ne soit recouverte par la glace.
Cette vertèbre pourrait également éclairer les déplacements des titanosaures durant le Crétacé. À cette époque, l'Antarctique, l'Amérique du Sud, l'Australie et la Zealandia, le continent aujourd'hui en grande partie immergé auquel appartient la Nouvelle-Zélande, étaient encore reliés.
Il y a 113 millions d’années, un géant parcourait ce qui correspond aujourd’hui au nord-est de la Thaïlande. Long de plus de 27 mètres et pesant près de 30 tonnes, ce dinosaure inédit pourrait bien être le plus grand jamais découvert en Asie du Sud-Est. Mais au-delà de ses dimensions impressionnantes, cette découverte intrigue surtout les chercheurs pour ce qu’elle révèle sur une époque où certains dinosaures ont commencé à atteindre des tailles colossales.... Lire la suite
Les auteurs de l'étude proposent que les titanosaures aient rejoint la Zealandia depuis l'Amérique du Sud en passant par la péninsule Antarctique, plutôt que par l'Australie. Une hypothèse qui expliquerait pourquoi leurs fossiles sont connus en Nouvelle-Zélande, mais toujours absents d'Australie. Les résultats de ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.


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