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International 12/07/2026 15:21 Actualisé le 12/07/2026 16:07
L’ancienne ministre conservatrice de 78 ans, devenue porte-parole du parti Reform UK, a été retrouvée morte à son domicile jeudi, présentant de graves blessures.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

FINNBARR WEBSTER / Getty Images via AFP
Ann Widdecombe, porte-parole de Reform UK pour l’immigration et la justice, photographiée lors d’une conférence régionale du parti, le 9 février 2025 à Trowbridge, en Angleterre.
Une affaire de meurtre qui préoccupe le Royaume-Uni. Le visage d’Ann Widdecombe, ancienne ministre et députée ultra-conservatrice, s’affiche dans tous médias britanniques ces derniers jours. Celle qui était devenue porte-parole pour l’immigration et la justice du parti d’extrême droite Reform UK, a été retrouvée morte à son domicile jeudi 9 juillet.
Les circonstances du décès de la femme politique de 78 ans restent encore à éclaircir. Au lendemain de la découverte de son corps, la police a ouvert une enquête pour meurtre. Ce dimanche 12 juillet, elle a indiqué avoir arrêté un suspect et ne rechercher personne d’autre en lien avec cette affaire. Voici ce que l’on sait à ce stade de l’enquête.
• Une mort considérée comme « suspecte »
La mort de l’ancienne députée, dont le corps portait de « graves blessures », est considérée comme « suspecte », selon la police locale. Son chef adjoint, Matt Longman, a précisé que l’agression avait probablement « eu lieu mercredi 8 juillet vers 12h30 », soit 24 heures avant la découverte du corps d’Ann Widdecombe.
Dans la matinée de mercredi, l’élue était intervenue sur la chaîne TalkTV, depuis son domicile, pour parler de Nigel Farage, le leader de son parti, Reform UK. Selon la BBC, vers midi, un documentaliste de Channel 5 aurait contacté d’Ann Widdecombe afin d'organiser une déclaration vidéo. Son dernier message a été reçu à 12h19.
• Un homme britannique de 28 ans interpellé
Peu avant minuit samedi, la police britannique a annoncé avoir arrêté un « ressortissant britannique blanc » de 28 ans. Cet homme a été placé en garde à vue, et la famille d’Ann Widdecombe a été prévenue. Et ce dimanche, la police a déclaré aux journalistes ne rechercher personne d’autre en lien avec cette affaire, sans donner plus de détails.
Un premier suspect avait été arrêté dans l’après-midi de vendredi, pour soupçon de meurtre. Il s’agissait d’un homme de 26 ans, également britannique. Finalement, celui-ci a été remis en liberté tôt dans la matinée de samedi, et il ne fera pas l’objet d’autres investigations dans cette affaire.
• Rien n’indique un crime « à caractère politique » à ce stade
Le chef adjoint de la police, Matt Longman, a indiqué ne disposer « d’aucune information permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un crime à caractère politique ». La police a également estimé qu’à ce stade « rien n’indique qu’il s’agisse d’un incident lié au terrorisme ».
Ann Widdecombe a eu une longue carrière politique, au cours de laquelle elle a notamment été députée conservatrice (1987-2010) et secrétaire d’État aux prisons (1995-1997). Fervente supportrice du Brexit, elle avait quitté les Tories en 2019 pour rejoindre le parti de Nigel Farage, sous la bannière duquel elle a été élue députée européenne, avant de devenir porte-parole de Reform UK.
Nigel Farage a réagi vendredi soir sur X en déclarant que sa mort était un « terrible reflet de la Grande-Bretagne moderne », affirmant que les choses étaient « devenues encore plus dangereuses aujourd’hui » pour les élus politiques. De son côté, le Premier ministre Keir Starmer a qualifié l’annonce de l’enquête pour meurtre de « vraiment choquante », tandis que la cheffe des conservateurs Kemi Badenoch s’est dite « abasourdie » par ce drame « horrible ».


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