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ENTRETIEN - En Pologne, en Hongrie et en Italie, les populistes sont solidement installés dans le paysage au point de continuer à influer sur la scène politique lorsqu’ils perdent les élections, observe la directrice des études France de l’Institut Montaigne, qui vient de coécrire une note : « Les nationaux-populistes à l’épreuve du pouvoir. »
Passer la publicitéLE FIGARO. - Devancé dans les sondages pour les élections législatives, Viktor Orban pourrait perdre le scrutin, après seize ans de pouvoir, le 12 avril. Pour autant, peut-on considérer le populisme comme une parenthèse dans ce pays, ainsi qu’en Pologne ou en Italie ?
BLANCHE LERIDON. - Il ne s’agit plus de considérer ces mouvements comme une parenthèse ou une menace passagère. Il s’agit d’une réalité politique concrète durable qu’il faut désormais appréhender comme telle. Viktor Orban est au pouvoir en Hongrie depuis seize ans, mais son premier mandat de premier ministre remonte en réalité à 1998. Ces formations politiques sont loin d’être un accident de l’histoire : elles sont profondément ancrées dans le paysage politique européen.
Le parti Droit et Justice (PiS) en Pologne en est peut-être l’exemple le plus révélateur en la matière. Au pouvoir de 2015 à 2023, il a été battu aux élections d’octobre 2023 par la Plateforme civique de Donald Tusk. Pourtant, il demeure le premier…


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