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Publié le 14/07/2026 21:23 Mis à jour le 14/07/2026 23:24
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Article rédigé par France 2 - M. Justet, V. Lecayon, L. Pekez, L. Houeix, C. Beauvalet - Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions
Au Moyen Orient, c'est l'escalade : des explosions ont été entendues autour du détroit d'Ormuz dans l'après-midi, mardi 14 juillet, alors que Donald Trump entend rétablir ce soir le blocus naval dans la zone. Conséquence inévitable : le pétrole flambe et le prix du baril se rapproche à nouveau de la barre des 90 dollars. Quelles conséquences à la pompe ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Plus de deux euros le litre dans une station parisienne, quel que soit le carburant, gazole et essence. Une barrière symbolique à nouveau franchie en ce début de vacances. Mauvaise nouvelle pour une responsable des ventes qui s'apprête à partir en Espagne. "Je pense que ça va nous coûter au moins 100 euros de plus. Oui, ça pèse lourd sur le budget. La solution, c'est difficile, s'il fait moins chaud, ça peut être les trains", se résout-elle.
Un employé dans le bâtiment, lui, compte rogner sur d'autres budgets pour préserver ses vacances. "Là, on va partir en Irlande pour la fin juillet. Les vacances, ça reste un budget, l'essence, on fera un restaurant ou deux en moins, et puis on s'adaptera", prévoit-il.
En moyenne, en France, le litre de gazole est vendu à 1,99 euro, soit 13 centimes de plus par rapport au 3 juillet. Pour le Sans-Plomb 95, comptez 1,94 euro, plus 7 centimes. Conséquence du prix du baril de pétrole qui a repris près de 15 dollars sur la même période. Une remontée nette, mais encore loin des sommets atteints au plus fort du conflit en avril, où il atteignait les 120 dollars.
Alors, faut-il craindre une nouvelle flambée des prix à la pompe cet été ? Non, pas forcément selon Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l'Énergie : "Les uns et les autres ont un intérêt à ce que ce conflit trouve une fin prochaine. L'Iran dépend de ses exportations de pétrole pour son économie. Et puis, par ailleurs, les États-Unis ont besoin, Donald Trump a besoin, très concrètement, que le prix à la pompe aux États-Unis baisse avant les midterms, qui interviendront au mois de novembre."
En attendant, les Français font des choix. Depuis le début du conflit, ils ont baissé leur consommation de carburant d'environ 10%.
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