NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis le 1er juillet 2026, l'Union européenne a supprimé les droits de douane de 10 % appliqués aux véhicules en provenance des États-Unis.
Le Progrès - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
Cette mesure pourrait rendre ces voitures plus compétitives sur le marché européen, mais cela ne garantit pas une meilleure affaire pour les acheteurs.
En effet, de nombreux véhicules importés peuvent avoir été déclarés "perte totale" ("salvage title") par les assureurs américains à la suite d'un accident, d'une inondation ou d'un autre sinistre majeur, avant d'être réparés puis revendus à l'international.
Fin des droits de douane = plus de véhicules américains accidentés ou fraudés en Europe ?
Pour Moundyr Gainou, responsable France de CarVertical, «dans l’absolu, une diminution ou une augmentation des droits de douane a un impact direct sur les flux d’importation et d’exportation. Dans notre cas, il s’agit de VO (véhicules d’occasion). Le marché import / export entre les États-Unis et l’Europe concerne principalement des véhicules récents (type Tesla), premium ou de collection, avec une dominante premium. Les pays fortement orientés vers l’export sont notamment la Lituanie, les Pays-Bas, l’Allemagne ou la Pologne ».
Pour Moundyr Gainou, un véhicule importé doit être particulièrement surveillé au niveau de son historique.
Véhicules importés, véhicules plus risqués ?
Selon les données de carVertical, les États-Unis constituent le 10ᵉ pays d'importation en France, avec 67,26 % des véhicules présentant un historique de dommages, contre seulement 25,9 % pour les véhicules ayant circulé exclusivement sur le territoire français.
Le coût des réparations aux États-Unis (pièces et main-d’œuvre) est plus élevé qu’en France. Ainsi, en cas d’accident, il est fréquent que l’assurance juge les réparations non rentables.
« Si le véhicule est ensuite exporté vers un pays où les coûts sont plus faibles, il redevient économiquement réparable.
Dans ce type de situation, le véhicule peut être racheté, réparé à moindre coût (avec une qualité variable), puis importé en Europe de l’Est où les coûts sont encore plus compétitifs. Il réintègre ensuite le circuit du VO et de l’export en Europe. Ce scénario est courant, parmi d’autres ».
Un historique moins lisible quand on change de pays
L’historique est un élément clé pour valoriser un véhicule et démontrer un certain niveau de transparence. Côté acheteur, il permet d’évaluer plus sereinement son futur achat.
Le propriétaire peut fournir certaines factures, mais certaines peuvent disparaître du dossier, notamment celles liées à des réparations importantes pouvant freiner une vente (choc structurel, remplacement d’un demi-train avant, etc…).
« À l’inverse, un rapport d’historique rend ces informations plus difficiles à cacher et il apporte une vision plus complète. Ce qui est souvent pénalisant n’est pas tant l’accident lui-même que le fait de le dissimuler. Dans certains cas, un acheteur informé et un prix ajusté permettent tout de même de conclure la vente, ce qui n’induit pas une tromperie au sens juridique du terme ».
Quelles vérifications effectuer avant d'acheter un véhicule importé ?
Toutes les sources d’information sont utiles et encore plus dans le cas d’un véhicule importé.
La première étape consiste à retracer l’historique du véhicule : nombre de propriétaires, pays et villes d’utilisation.
Ensuite, il faut analyser les factures, les contrôles obligatoires (dates et kilométrage), ainsi que le suivi d’entretien et leur régularité. Enfin, il convient d’examiner les réparations, qu’elles soient mineures ou majeures.
Il est également important de comprendre l’origine des réparations importantes en posant un maximum de questions au propriétaire, à l’importateur ou au revendeur.
« Dans certains cas, contacter directement le garage (même à l’étranger) peut apporter des informations utiles. Au pire, cela ne donne rien. Au mieux, cela peut faire basculer la décision d’achat dans un sens ou un autre ».
La carte grise ou les factures (avec immatriculation ou VIN) facilitent ce type de vérification en le fournissant au garage lors de l’appel.


2 week_ago
113



























.jpg)






French (CA)