Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Au fond d’une forêt de la Meuse s’étend depuis 1928 une clairière nue où pas un arbre n’a repoussé en près d’un siècle

2 week_ago 49

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

À une trentaine de kilomètres de Verdun, au cœur de la forêt domaniale de Spincourt, une trouée de terre noire s’étend sur environ 1 000 mètres carrés. Ni herbe, ni fougère, ni le moindre jeune chêne n’y a réussi à s’installer depuis près d’un siècle. Dans le nord de la Meuse, la forêt de Spincourt abrite une clairière de 1000 m2, où plus rien ne pousse depuis presque un siècle. Les habitants et les gardes forestiers l’appellent la « Place à gaz ». Un nom qui sonne comme une légende de terroir, sauf que celui-ci repose sur une réalité chimique documentée et mesurée au laboratoire.

L’histoire commence dans l’entre-deux-guerres, quand la France cherche à se débarrasser des stocks massifs de munitions chimiques allemandes récupérées après l’armistice. Ce site a été choisi entre 1926 et 1928, par un industriel britannique, pour y détruire plus de 200 000 obus chimiques de l’armée allemande. Ces projectiles, surnommés obus « à croix bleue », contenaient des agents arsenicaux, notamment des arsines destinées à percer les masques à gaz de l’époque. La méthode retenue pour s’en défaire ? Le brûlage à ciel ouvert, directement sur place, en pleine forêt. Une solution radicale, expéditive, et dont personne ne mesurait alors les conséquences à long terme.

À retenir

  • Pourquoi une clairière entière reste-t-elle stérile depuis près de 100 ans malgré l’absence d’intervention humaine ?
  • Quel secret chimique les scientifiques allemands ont-ils découvert en 2007 dans cette forêt française ?
  • Comment les autorités ont-elles réagi après avoir compris que des milliers d’hectares agricoles voisins pourraient être contaminés ?

Sommaire

  1. Une découverte scientifique huit décennies plus tard
  2. Un site désormais clôturé et sous surveillance
  3. Sécuriser durablement une cicatrice de la Grande Guerre

Une découverte scientifique huit décennies plus tard

Pendant des décennies, la clairière reste une curiosité locale, un endroit où chasseurs et promeneurs font une halte sans vraiment se poser de questions. Le déclic vient d’Allemagne. En 2007, les scientifiques allemands Tobias Bausinger et Johannes Preuss ont révélé l’existence, en forêt de Spincourt, d’une zone polluée par de l’arsenic à la suite de l’élimination par brûlage, dans l’entre-deux-guerres, de 200 000 obus chimiques. Leur étude, publiée dans la revue Science of the Total Environment, s’appuie sur des prélèvements de sol effectués directement dans la clairière.

Les résultats sont sans appel. Les échantillons de terre prélevés sur ce site contenaient jusqu’à 17% d’arsenic pur, ainsi que des taux de cadmium et de mercure extrêmement élevés. Pour donner une idée de l’ampleur du phénomène, une autre analyse de la même équipe de recherche a montré que la concentration d’arsenic y était de 1 000 à 10 000 fois plus élevée que dans le milieu naturel. À titre de comparaison, l’arsenic ne représente naturellement qu’une infime fraction de la croûte terrestre, de l’ordre de 0,00015 %. Ici, sur moins d’un hectare, on trouve une concentration proche de celle d’un minerai industriel.

Le sol n’est pas seulement pollué à l’arsenic. Les sols contiennent d’importants taux de dérivés d’arsenic, ainsi que de très fortes quantités de cadmium, de plomb et de mercure, et d’autres métaux lourds. Ce cocktail toxique explique pourquoi la végétation, pourtant capable de reconquérir n’importe quel terrain vague en quelques années, n’a jamais réussi à reprendre pied ici. Les racines ne trouvent qu’un sol saturé de métaux, littéralement stérilisé par le feu et la chimie il y a près de cent ans.

Un site désormais clôturé et sous surveillance

La découverte de 2007 change tout. Ce qui n’était qu’une anomalie forestière devient un dossier officiel, suivi par les autorités préfectorales et les organismes scientifiques français. Il fallut néanmoins attendre 2012 pour que la préfecture de la Meuse ordonne l’interdiction d’accès au site. Cette clairière a donc été clôturée, au début des années 2010, pour en interdire l’accès aux promeneurs. Une décision de bon sens : marcher sur un sol chargé à 17 % d’arsenic pur n’a jamais figuré parmi les activités de plein air recommandées.

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) prend le relais à partir de 2014. Un ingénieur du BRGM, Daniel Hubé, décrit ces terres sans détour : ses terres sont considérées comme littéralement mortes. Un diagnostic scientifique et technique complet est mené entre avril 2014 et mars 2015, sous le pilotage de la préfecture de la Meuse, en couplant des approches archivistiques, pyrotechniques et analytiques. L’objectif : cartographier précisément l’étendue de la contamination et évaluer les risques de migration des polluants vers les nappes phréatiques environnantes.

Les investigations menées sur ce premier site conduisent d’ailleurs à une découverte bien plus vaste. En creusant dans les archives, les enquêteurs retrouvent la trace d’une opération de destruction beaucoup plus massive, menée quelques années plus tôt sur des terrains agricoles voisins. Plus de 1,5 million d’obus chimiques et 30 000 obus explosifs ont en effet été détruits près de Spincourt entre 1920 et 1926 par la société Clere & Schwander sur les bancs des communes de Muzeray, Loison et Vaudoncourt. Cette révélation a des conséquences très concrètes pour les agriculteurs locaux : en 2015, un diagnostic initial avait entraîné la mise sous séquestre immédiate de 101 hectares de terres potentiellement souillées, et les récoltes des sept exploitations agricoles concernées avaient également été détruites, tout comme le lait produit sur ces terres.

Sécuriser durablement une cicatrice de la Grande Guerre

Face à un site qui reste actif près d’un siècle après les faits, les pouvoirs publics ont fini par opter pour une solution pérenne plutôt qu’une simple clôture grillagée. Les services de l’État ont décidé de « sécuriser » la place à gaz, avec la construction d’un dôme sur le site. L’idée est d’isoler durablement le sol contaminé, en empêchant à la fois l’érosion par les eaux de pluie et tout contact accidentel avec la faune ou d’éventuels visiteurs curieux.

La Place à gaz de Spincourt n’est pas un cas isolé dans le paysage post-Grande Guerre. D’autres foyers de pollution comparables existent probablement ailleurs le long de l’ancien front, sans avoir été identifiés. Bausinger lui-même l’avait pressenti dès 2007 : d’autres zones polluées similaires à celle de la Place à gaz devaient exister dans les environs de l’ancienne zone de front, le danger étant précisément que des terres polluées soient exploitées pour l’agriculture, par méconnaissance du passé des sites. Un siècle après l’armistice, la Meuse continue donc de révéler, parcelle après parcelle, les traces chimiques d’un conflit qu’on croyait pourtant refermé depuis longtemps.

Sources : vice.com | cdi.eau-rhin-meuse.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway