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Une femme atteinte d’un cancer de stade 4 a passé 21 heures sur un brancard dans un couloir des urgences du Centre des sciences de la santé de Winnipeg (HSC), selon sa fille. Theresa Chanowski affirme avoir dû insister à plusieurs reprises pour que sa mère, Colleen Titanich, soit finalement transférée vers un centre de soins palliatifs.
Cette dernière est âgée de 70 ans et vit avec un cancer diagnostiqué en 2024. La maladie, d’abord apparue dans ses poumons, s’est depuis propagée à son cerveau et à sa colonne vertébrale.
À son arrivée au HSC mardi, Theresa Chanowski affirme qu’on lui a indiqué que sa mère devrait attendre entre 21 et 24 heures avant de voir un médecin.
Elle décrit un service d’urgencebondé à craquer où elle affirme avoir vu plusieurs patients en état de sevrage crier et cracher sur des infirmières. Voir ce qui se passait dans ce couloir, c'était révoltant, c'était dégoûtant, raconte-t-elle.
La situation était particulièrement difficile pour sa mère, qui souffrait et tenait des propos incohérents, selon sa fille.
Theresa Chanowski affirme avoir appelé l’hôpital vers 2 h 30 du matin. On lui aurait répondu que sa mère se reposait, mais qu’elle n’avait toujours pas vu de médecin. Lorsqu’elle a rappelé vers 6 h, la situation n’avait pas évolué.
Alors j'étais tellement bouleversée et en colère [...]
Theresa Chanowski affirme qu’entre une demi-heure et une heure plus tard, sa mère a finalement été sortie du couloir et installée dans un lit, avant d'être transférée le jour même en soins palliatifs, au Riverview Health Centre.
Pour sa fille, le fait d’avoir insisté a joué un rôle déterminant : Si je n'avais rien dit, si je n'avais pas insisté encore et encore, je peux vous garantir que ma mère serait encore dans ce couloir et, qui sait, elle aurait pu décéder.
Le gouvernement reconnaît de longs délais d’attente
Uzoma Asagwara, ministre de la Santé du Manitoba a reconnu vendredi lors d'une conférence de presse que les temps d’attente dans les services de soins d’urgence sont trop longs.
Nous aimerions tellement que ces défis soient résolus beaucoup plus rapidement. Nous aimerions tous voir ces temps d'attente réduits bien plus vite, a déclaré Uzoma Asagwara.
La province affirme notamment miser sur le recrutement de personnel et l’élargissement des heures d’ouverture des cliniques de soins primaires pour réduire la pression sur les urgences.
Uzoma Asagwara rappelle toutefois que la situation ne s’est pas dégradée du jour au lendemain.
La réalité, c'est que nous ne sommes pas arrivés du jour au lendemain à des temps d'attente aussi élevés, et nous ne nous en sortirons pas rapidement non plus.
Pour Theresa Chanowski, ces mesures ne suffisent pas. Elle estime qu’une nouvelle approche est nécessaire pour éviter que des patients vulnérables soient laissés dans les couloirs des urgences.
Elle souhaite notamment que les personnes aux prises avec des problèmes de dépendance puissent être prises en charge dans des établissements distincts, afin que les personnes âgées, les enfants gravement malades et les patients en phase terminale puissent recevoir des soins en temps opportun.
Avec les informations de Justin Fiacconi


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