L’acide hyaluronique a largement participé à la démocratisation de la médecine esthétique. Injecté en quelques minutes et surtout résorbable, ce produit de comblement a conquis des publics jusque-là réticents à des actes plus lourds et définitifs. Des jeunes femmes adeptes des bouches pulpeuses à celles plus âgées qui apprécient de pouvoir effectuer des retouches discrètes sur un sillon nasogénien ou une pommette, les injections d’acide hyaluronique sont devenues très populaires.
Inodore, incolore et presque indolore, ce produit largement banalisé par les réseaux sociaux a fini par sembler totalement anodin. Et pourtant, injecté en dehors du cadre médical, il peut conduire à des séquelles irréversibles et parfois mortelles. Depuis le mois de mars, deux femmes sont décédées en France à la suite d’injections dans les fesses, réalisées illégalement par des personnes non qualifiées. Devant la recrudescence de ces «fakes injectors» et des accidents, 5000 médecins français viennent de signer une tribune enjoignant la ministre de la Santé à renforcer la lutte contre ces pratiques qui relèvent de l’exercice illégal de la médecine.


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