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Amateur de voitures anciennes voitures et de rallyes, Gilles Schillaci est l’heureux propriétaire d’une Lancia Delta intégrale, mais aussi d’une rarissime Jaguar cabriolet de 1961. Il a bien voulu nous ouvrir ses portes et nous raconter ces passions.
De notre correspondant Michel Zuccali - Aujourd'hui à 06:00 - Temps de lecture :
À 64 ans, Gilles Schillaci, originaire de la Savoie, chef d’entreprise à la retraite et habitant Virignin depuis une dizaine d’années, est un vrai passionné de véhicules anciens et de rallyes. « Avant même de tenir un volant, j’enfourchais ma mobylette et j’allais voir la grande équipe des Verts à Saint-Étienne. J’ai fait mes débuts en rallye à l’âge de 19 ans au volant d’une rallye 2 et rallye 3, ainsi que d’une NSU avant de mettre un terme à ma passion et de poursuivre une carrière professionnelle avec mon entreprise d’étanchéité. »
En 2013, Gilles Schillaci replonge dans le rallye et achète une Lancia Delta intégrale de 400 chevaux de 1989, estimée par les experts à près de 300 000 euros. Avec sa fille Anaïs, ils participent à divers rallyes régionaux et nationaux, où son coup de volant le place rapidement parmi les meilleurs. « Un jour, alors que nous participions à la Ronde des Alpes, j’ai laissé le volant de la Lancia à Bruno Saby, un des meilleurs pilotes français, avec ma fille comme copilote, afin qu’il finisse la Ronde, car son auto avait un problème technique. Depuis, nous nous rencontrons régulièrement et c’est devenu un ami », ajoute-t-il.
Il y a trois ans, lors d’essais privés, une violente sortie de route a provoqué d’importants dégâts sur la Lancia. Depuis, « un important travail de restauration a été entrepris par un professionnel pour un budget de 35 000 euros et une préparation sport par Hayet sport motor viendra compléter le travail », continue Gilles Schillaci, qui espère retrouver le chemin des compétitions fin septembre pour le rallye des Bauges.
Seules une dizaine de ces Jaguar Lynx de 1961 sont encore en état de rouler
En parallèle, l’ancien chef d’entreprise possède également un petit bijou, en l’occurrence une Jaguar Lynx cabriolet de 1961, dont il ne reste que 27 exemplaires dans le monde dont une dizaine en état de rouler. « Cette voiture, je l’ai loupée lors de sa vente en Angleterre. Après avoir retrouvé sa trace en Espagne, puis du côté de Draguignan, je l’ai achetée à son propriétaire en 2022 pour 30 000 euros. C’est une 3,8 litres avec un châssis tubulaire à fond plat équipé d’une boîte 5 vitesses. »
Depuis son achat, Gilles a constaté que la cote du véhicule est montée en flèche : « Elle est actuellement estimée à 250 000 euros, mais certains modèles peuvent atteindre près du million d’euros lors de vente aux enchères ». Le suivi de cette auto est réalisé par un ami d’enfance, Paul Palymeros, un ancien garagiste spécialisé dans les mécaniques anciennes « et qui est également mon coéquipier lors de longues balades que nous effectuons avec son side-car ».
Cette Jaguar, qui a inspiré Ferrari pour sa mythique 250 GTO et son châssis court, Gilles la sort avec parcimonie… et pour la bonne cause : « Hormis quelques ballades personnelles, je participe avec Bruno Saby, la Jaguar et d’autres propriétaires d’autos d’exception, à des actions caritatives, en aidant diverses associations de Grenoble, Voiron et autres, qui luttent contre le cancer en proposant des baptêmes. » Un moyen de joindre l’utile à l’agréable pour tous ceux qui rêveraient d’embarquer à bord du bolide.


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