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ENTRETIEN - Face à une situation financière alarmante, la directrice de l’iFrap estime que le groupe d’audiovisuel public devrait s’inspirer de son voisin anglais, la BBC, pour enfin augmenter ses recettes commerciales, et propose la sortie de l’État en tant qu’actionnaire majoritaire.
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LE FIGARO. - Le débat sur l’audiovisuel public est souvent piégé entre deux points de vue : privatisation totale ou statu quo. Comment résumeriez-vous la situation de France Télévisions ?
AGNÈS VERDIER-MOLINIÉ. - France Télévisions fait aujourd’hui face à une situation financière alarmante. Avec un budget de presque 3 milliards dont 2,5 milliards de contribution de l’État, un déficit attendu à 40 millions d’euros en 2025 et des capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social, la situation de France Télévisions est très critique. Comme la Cour des comptes le souligne avec justesse, de nombreux efforts ont été entrepris par le groupe depuis 2017 : réduction des effectifs, réduction des charges d’exploitation, amélioration des audiences. Mais cela ne suffit pas car les dotations publiques vont encore baisser dans les prochaines années face au mur de la dette publique


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