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France 19/07/2026 18:56 Actualisé le 19/07/2026 19:32
Deux fémurs avaient été retrouvés par les enquêteurs à Mailhoc dans le Tarn, cinq ans et demi après la disparition de l’infirmière.

LIONEL BONAVENTURE / AFP
Le 16 juillet 2026, les gendarmes près du lieu de recherche pour retrouver le corps de Delphine Aussaguel après les aveux de Cédric Jubillar.
Le pire est confirmé. Les ossements retrouvés à Mailhoc dans le Tarn il y a trois jours, dont deux fémurs, sont bien ceux de Delphine Aussaguel, révèlent plusieurs médias dont BFMTV et franceinfo ce dimanche 19 juillet. Son mari, Cédric Jubillar, avait avoué dans une lettre début juillet l’avoir tuée puis enterrée après une dispute.
Les ossements avaient été retrouvés vendredi, à une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar, sur une exploitation agricole. Ils ont ensuite été acheminés au laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour y être analysés.
L'ADN prélevé sur les ossements a été comparé à celui de Delphine Jubillar, et s’est révélé correspondre à celui de l’infirmière, âgée de 33 ans au moment de sa disparition. .
L’affaire se dénoue, plus de cinq ans après les faits
Le 6 juillet dernier, l’affaire avait connu un retentissant coup de théâtre. Alors que le corps de Delphine Jubillar demeurait introuvable depuis décembre 2020 et que son mari, Cédric Jubillar, niait être impliqué dans se mort, ce dernier est finalement passé aux aveux. Auprès de ses avocats, l’homme de 39 ans a reconnu « être à l’origine de la disparition de sa femme ».
Suite à cette déclaration, le peintre-plaquiste avait été extrait de prison et entendu mercredi par la justice. Il a alors révélé le lieu où il avait dissimulé le corps. Un important dispositif de recherches, comprenant notamment une centaine de gendarmes, a ensuite été déployé, et les fouilles, qui ont duré deux jours, ont permis de retrouver des ossements.
Selon ses avocats, Cédric Jubillar reconnaît désormais avoir commis « un acte abominable ». Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès très médiatisé devant les assises du Tarn, à l’issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait toujours clamé son innocence. Cédric Jubillar doit être rejugé en appel à partir du 21 septembre devant la cour d’assises de Haute-Garonne.


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