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Au cœur d’une saison de feux de forêt particulièrement difficile dans le Nord-Ouest de l’Ontario, un pow-wow organisé jeudi à la Première Nation de Fort William, près de Thunder Bay, a offert aux personnes évacuées un moment de rassemblement, de réconfort et de connexion culturelle.
Plus de 2800 personnes provenant de plus d'une douzaine de communautés, dont plusieurs Premières Nations, ont dû quitter leur domicile depuis le début des importantes évacuations déclenchées par les incendies.
C’est dans ce contexte que l'organisme Dilico Anishinabek Family Care a tenu son huitième pow-wow annuel sous le thème Se rassembler.
L’événement a notamment accueilli plusieurs familles évacuées grâce à un service de navette mis en place depuis les hôtels de Thunder Bay.
L’union fait la force
Pour Aungelle Wabigwan, gestionnaire des services culturels chez Dilico, le thème de cette année n'aurait pas pu être plus approprié.
Étant elle-même membre de la Première Nation de Namaygoosisagagun, l'une des communautés les plus durement touchées par les feux de forêt, elle souhaitait avant tout créer un moment positif pour les évacués.
Elle affirme avoir été profondément touchée de voir autant de familles réunies malgré les circonstances.
C'est vraiment émouvant. Mon cœur déborde de joie de voir les gens se rassembler en tant que communauté, confie-t-elle.

Le pow-wow a également servi à célébrer le 40e anniversaire de Dilico Anishinabek Family Care.
Photo : Sarah Law/CBC
La danse comme source de guérison
Pour plusieurs danseurs, monter dans le cercle du pow-wow cette année avait une signification bien particulière.
Originaire de la Première Nation de Pukatawagan, au Manitoba, Zander Lapensee pratique la danse des herbes sacrées.
Installé dans le Nord-Ouest de l'Ontario depuis quatre ans, il dit avoir une pensée constante pour les communautés touchées par les incendies.
Je danse de tout mon cœur pour eux. C'est mon esprit qui s'exprime.
À ses côtés, Cedar Meeseetawageesic, qui pratique la danse des clochettes, pense aux familles qui ont perdu leur maison.
La jeune fille de 16 ans originaire de la Première Nation de Naotkamegwanning espère que cette journée leur aura permis de se sentir bien malgré les circonstances.

Cedar Meeseetawageesic, une danseuse de 16 ans, se dit heureuse de voir que les gens s'intéressent aux pow-wow.
Photo : Sarah Law/CBC
Même sentiment chez Jermaine Beaver, un danseur de 19 ans originaire de la Première Nation de Nibinamik, qui pratique la danse du poulet.
Il estime que les catastrophes, comme les feux de forêt rappellent l'importance de la solidarité au sein des communautés autochtones.
Lorsque des épreuves comme celle-ci frappent nos communautés, les gens ont souvent tendance à se rapprocher.
À travers sa danse, il souhaite rendre hommage aux générations précédentes tout en contribuant à préserver cette force qui unit sa communauté.
En marge de l'événement, DilicoAnishinabek Family Care rappelle que plusieurs services de santé mentale et de bien-être demeurent offerts aux évacués afin de les accompagner pendant cette période d'incertitude.
Par exemple, la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être offre un soutien émotionnel gratuit par téléphone ou clavardage, ainsi qu’une intervention en cas de crise, en français et en anglais, et sur demande en cri, en ojibwé et en inuktitut.


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