NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Ça commence presque à devenir une habitude. Le premier ministre canadien, Mark Carney, s’est présenté tout sourire à la réunion du caucus libéral aux côtés d’une nouvelle députée ayant choisi de changer d’allégeance politique.
Le chef libéral est arrivé mercredi matin accompagné de la députée du Nunavut, Lori Idlout, qui, la veille encore, portait les couleurs du Nouveau Parti démocratique (NPD). Les deux partis avaient annoncé sa décision mardi, tard en soirée.
« Je suis très honoré d’accueillir une députée comme Lori », a déclaré Mark Carney, en matinée. « Elle représente une circonscription aussi vaste que le Mexique, avec élan et détermination. »
Le premier ministre a ensuite éludé la question d’une journaliste qui l’interpellait sur le fait que ce nouveau changement pouvait être perçu comme un manque de respect envers les procédés démocratiques. « Pourriez-vous respecter les procédés démocratiques et laisser la députée parler ? », a-t-il rétorqué.
La nouvelle députée libérale, quant à elle, est restée très vague sur ses motivations, évoquant simplement « une variété d’éléments qui [l’ont] amenée à réfléchir ».
Lori Idlout est la quatrième députée à traverser vers les libéraux, mais la première à le faire en provenance du NPD. Les trois autres ont quitté le caucus conservateur de Pierre Poilievre.
Des rumeurs circulaient depuis le début de l’année sur son départ. La députée avait révélé qu’elle avait été approchée par les libéraux, au début janvier, mais avait finalement décidé qu’elle resterait au NPD « pour le moment ».
Le mois dernier, les libéraux avaient annoncé un financement pour une toute nouvelle université sur le territoire traditionnel inuit.
Avec ce nouveau changement d’allégeance, Mark Carney sécurise en quelque sorte son chemin vers une majorité parlementaire. Avec Mme Idlout, le Parti libéral compte désormais 170 députés à la Chambre des communes, il ne lui en manque plus que deux pour former un gouvernement majoritaire.
Les libéraux devraient toutefois facilement remporter ces deux sièges lors des élections partielles prévues le 13 avril prochain. Deux de ces scrutins auront lieu dans des bastions libéraux du grand Toronto, dans les circonscriptions précédemment occupées par les anciens ministres Chrystia Freeland et Bill Blair.
L’issue de la troisième élection partielle, dans Terrebonne, chaudement disputée avec le Bloc québécois, demeure incertaine. Une victoire libérale offrirait toutefois encore davantage de marge de manœuvre aux troupes. Le président de la Chambre, le député libéral, Francis Scarpaleggia, ne vote que pour départager les égalités.
Le NPD ne compte désormais plus que six sièges à la Chambre des communes et pourrait bientôt tomber à cinq avec le départ attendu d’Alexandre Boulerice, qui envisage un saut vers la politique québécoise.
Avec Boris Proulx


3 month_ago
45



























.jpg)






French (CA)